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Connais-toi toi-même

Alain Delourme :
« Ne subissons plus la solitude, cultivons-là »

Auteur de La solitude initiatique, le psychanalyste et essayiste Alain Delourme a exploré les vertus de la solitude « volontaire », celle qui nous permet, paradoxalement, de nous relier aux autres, à soi, au sacré et au cosmos. Un joli contrepied à cette époque d’hyperactivité et de frénésie.

Vous vantez les mérites d’une solitude « initiatrice, apaisante et constructive ». Qu’est-ce qui la distingue de la solitude ordinaire, celle que l’on aurait tendance à fuir ?
Ce n’est pas tant la solitude que nous fuyons, mais les éléments qui y sont associés : l’ennui, le rejet et l’inutilité. Ainsi que la mort qui lui est intimement associée, on craint la solitude par peur de mourir. A l’opposé de la solitude subie, on peut rechercher une solitude ouverte, féconde et donc initiatique, car elle ouvre la porte de nos secrets. Pour y parvenir, il faut avoir un objectif, un rêve. Sans but, la solitude est un exil, un emprisonnement. Il est donc important de cultiver et développer ses rêves, son enthousiasme, chacun à sa façon en se livrant à des activités artistiques, sportives ou intellectuelles. Il est important de développer cet enthousiasme dès maintenant, sans le remettre à demain ou à l’année prochaine, et de le faire quotidiennement, en se donnant le temps de pratiquer son activité favorite au jour le jour.

La routine du métro-boulot-dodo, pour vous, c’est le mal du siècle ?
J’habite à Paris. J’ai remarqué que les habitants des grandes villes se heurtent à trois difficultés. Il y a, d’abord, le stress lié à une vie hyperactive. Ce débordement d’activités sert, en réalité, à masquer une passivité fondamentale, celle de faire tout le temps la même chose. Les hyperactifs ne font pas grand-chose pour eux-mêmes, pour leur vie, leur destinée. Quand ils arrivent dans mon cabinet, ils sont perdus, ne savent plus pourquoi ils vivent. La seconde difficulté est le manque d’amour. Il est ressenti par des personnes seules privées de relations humaines, mais aussi par des personnes qui vivent en couple. La relation se passe mal, chacun trompe l’autre, personne ne sait que faire ni que décider. Et enfin, je vois beaucoup de personnes en quête de spiritualité. Elles ont besoin d’être accompagnées dans une réflexion, dans un itinéraire spirituel ou religieux. Je ne suis pas religieux, mais il y des personnes que ça motive profondément, cela les aide à (...)

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