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Le portrait

In Koli Jean Bofane,
l’audacieux

C’est un enfant de la Belgique postcoloniale qui, après avoir bourlingué de Kin à Bruxelles comme publiciste, videur de boîte, ouvrier en bâtiment, médiateur scolaire… est devenu tardivement romancier à succès. Rencontre avec In Koli Jean Bofane, un artiste afro-optimiste attachant et à la plume drôle et acide.


D.R.

« Vous avez rendez-vous avec Jean ? Vous êtes sûr ? Ici ? Mais il n’est pas là… »
Soudain, le parlophone perd sa voix. Et nous attendons, penaud, au pied de l’immeuble dans ce paisible quartier résidentiel de Laeken. Cinq minutes passent et la porte s’ouvre, comme par enchantement. Quelques étages plus haut apparaît In Koli Jean Bofane qui nous salue de sa voix grave et chaleureuse, comme tiré de ses songes.
Classe et coulant à la fois, le corps svelte, bien centré dans ses baskets branchées, l’écrivain belgo-kino-congolais qui ne fait pas ses soixante-trois ans, nous ouvre avec civilité le grand livre de sa vie.
« Par où commencer, c’est si long… » sourit l’enfant de Mbandaka, dans la province d’Equateur, au nord-ouest de la RDC.
« Je suis né au Congo en 1954. Plus tard, ma mère a épousé un Blanc, un Belge, qui n’est pas mon père biologique. En 1960, juste après l’indépendance, on a dû fuir avec mes parents, mon frère et ma sœur. Les couples mixtes n’étaient pas bien vus du tout. Grâce au fils de notre beau-père qui était chez les para-commandos belges, on a quitté le pays en voiture vers la Centrafrique. On avait un sac, quelques affaires. Là, on a été pris en charge par la Croix- Rouge, avant le grand voyage en avion vers Bruxelles. »
Jean Bofane a six ans quand il débarque chez les mindele. « On est arrivé complètement démunis. Le Vieux était ruiné. On devait faire la file pour avoir des vêtements. Petit à petit, la famille s’est refaite. »
Très vite, il se retrouve immergé dans cette Belgique postcoloniale et paternaliste. « Au début, c’était terrible, nous étions comme des martiens. Je me souviens que Papa nous emmenait le dimanche visiter les musées, les châteaux… Dès que l’on sortait de la voiture, il y avait un attroupement. Nous étions de vraies petites curiosités. Les gens nous touchaient les cheveux ou nous frottaient la peau et on entendait des trucs du genre (...)

=> Lire l’intégralité de ce portrait dans notre magazine.

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