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Apprendre


Demain,
tous végétariens ?

De plus en plus de citoyens excluent la viande de leur assiette. Bien au-delà d’un simple régime alimentaire, beaucoup conçoivent leur choix comme un acte politique. Et militent pour un changement de civilisation, où manger l’animal ne serait plus la norme.

Que restera-t-il, demain, des promesses de Demain  ? Sorti sur les écrans en 2015, le documentaire événement de Cyril Dion et Mélanie Laurent prenait le parti de montrer l’innovation plutôt que la destruction, l’espoir plutôt que la menace, l’enchantement de la nature plutôt que les outrages de l’arrogance humaine. A rebours d’une certaine écologie catastrophiste, les réalisateurs mettaient en lumière un pêle-mêle d’initiatives salutaires, de citoyens debout pour rendre vivable la vie future. Le film ne se contentait pas de photographier l’humanité sous son versant le plus estimable, il entendait aussi influer sur le cours des événements, dans la grande tradition du cinéma-action.
Emportés presque malgré eux par leur propre élan, Mélanie Laurent et Cyril Dion en étaient venus à se poser des questions qu’ils ne s’étaient jamais posées. Comme celle de la consommation de viande – qui contribue à la déforestation de l’Amazonie, qui conduit au gaspillage de quantités phénoménales d’eau douce, qui chosifie les animaux et encourage la cruauté envers eux, qui pousse les êtres humains à manger, littéralement, n’importe quoi. Et si demain, on cessait de l’accepter ? Demain, toujours demain… Pourquoi attendre, au fond, quand c’est aujourd’hui que des actes peuvent être posés ? A la fin du tournage, Cyril Dion et Mélanie Laurent ont choisi de devenir végétariens et d’exclure pour toujours la viande de leur assiette. « J’ai eu un peu de mal à passer le cap, mais c’est à la portée de chacun », dira l’actrice née en 1983, porte-parole malgré elle d’une jeunesse occidentale qui tolère de moins en moins la perversité d’un steak.
Demain, un monde végétarien ? Les signes d’une effervescence, en tout cas, se multiplient. Les dernières statistiques témoignent d’une nette diminution de la consommation de viande en Belgique. Entre 2005 et 2014, celle-ci est passée de 65,9 kilos par habitant à 57,8 kilos. La tendance concerne tous les animaux (moutons, porcs, chevaux, poulets, lapins, chevreuils, sangliers…), mais c’est pour la viande bovine que la baisse est la plus spectaculaire : sa présence sur les tables belges a chuté de 23 % au cours des dix dernières années.
L’évolution est d’abord due à la montée en puissance des « flexitariens », comme on appelle désormais ceux qui choisissent de diminuer leur consommation de viande. Mais il existe également une petite minorité de personnes qui ont banni complètement la viande de leur existence. Elles formeraient environ 3 % de la population belge. A en croire les rares enquêtes disponibles, leurs motivations seraient, dans l’ordre : la souffrance animale, le changement climatique, la santé.
Au nord-ouest du pays, Gand est l’une des villes qui comptent sur la carte d’Europe du végétarisme. L’ancienne capitale des comtes de Flandres a en effet été pionnière en lançant, en 2009, (...)

=> Lire l’intégralité de ce dossier de douze pages dans notre magazine.

Photo : Johanna de Tessieres

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