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Agir


Imagine en transition

Faire alliance
avec les agriculteurs

Pour réussir la transition vers une agriculture respectueuse de l’environnement, des hommes et du climat, il faudra agir sur l’ensemble du système (législations en vigueur, techniques agricoles nouvelles, formations, comportement des consommateurs…). Une véritable révolution culturelle qui, à la lumière de la récente décision prise par l’Union européenne de prolonger pour cinq ans l’usage du glyphosate, cet herbicide toxique largement répandu dans le secteur, n’est pas simple à mettre en œuvre.


Spray cc Will Fuller

« L’agriculture a énormément changé en un siècle, rappelle Philippe Baret, agronome, doyen de la faculté des bio-ingénieurs de l’UCL. Elle est d’abord passée au productivisme et doit désormais répondre aux enjeux climatiques et de santé. » Tout en prenant en compte une multitude de nouveaux enjeux liés aux conditions de travail et aux revenus des agriculteurs, au bien-être animal, à la protection des paysages et du tissu social, etc. Avec sa part de complexité et de contradictions parfois.
Ainsi, une vache en prairie produira 5 000 litres de lait, contre 10 000 litres pour une vache maintenue en étable. Comme le rappelle l’expert, c’est donc « celle maintenue à l’intérieur qui sera la meilleure pour le climat, car le rapport entre les émissions de méthane et le nombre de litres de lait produit est le plus favorable » !
Autre exemple : le maraîchage sur de petites surfaces, une pratique encouragée aujourd’hui. « C’est pour l’instant complètement impertinent sur le plan de la rentabilité : cinquante ou soixante heures par semaine pour huit euros de l’heure, c’est intenable. »
L’agronome de l’UCL met donc en garde : « Nous ne pouvons pas tout avoir – la même production sans polluer – il nous faut faire des choix, moins évidents que ce que l’on croit souvent. » Et les récents débats autour du glyphosate, cet herbicide controversé réautorisé en Europe pour cinq ans, viennent encore compliquer davantage cette transition agricole.
« Lors de l’arrivée du glyphosate, il était vu comme positif puisqu’il permettait de se passer de labour. C’était meilleur pour la vie du sol, moins nocif pour le climat », rappelle Philippe Fleury, agronome et géographe, directeur du département des sciences sociales de l’Isara-Lyon, l’école d’ingénieurs en agriculture, alimentation et environnement. « Une série de choix ont alors été faits au niveau des techniques et des investissements. » A présent que la toxicité du glyphosate est connue et dénoncée, c’est tout un modèle agricole qu’il s’agit de revoir en profondeur.
Pour réussir cette transition vers une agriculture respectueuse de l’environnement, des hommes et du climat, nos experts sont unanimes, il faudra agir au (...)

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