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Funérailles

L’humusation :
mourir,
puis donner la vie

A côté de l’inhumation et de l’incinération, la fondation d’utilité publique Métamorphose propose d’autoriser une troisième pratique funéraire : l’humusation, un processus contrôlé et 100 % naturel qui permet de transformer le corps en humus sain et fertile réalisé au bout de douze mois sur un terrain réservé et sécurisé appelé « jardin-forêt ». Une pétition soutenant le projet a déjà recueilli près de vingt mille signatures et plus de deux mille citoyens ont rédigé un « acte de dernière volonté » invitant les autorités régionales à changer la législation.

Mourir, puis se transformer en « supercompost » ? Qui servira ensuite à faire pousser un arbre, régénérer un sol malade ou fertiliser un lopin de terre choisi ? L’idée est à la fois simple et belle. Et tout à coup, la mort, ce grand tabou de notre société, ce rite sacré et intangible, prend une dimension nouvelle. En puisant ses racines dans le mot « humus  », dont l’étymologie nous ramène au « sol » et qui se rapproche par ailleurs de ses cousins « humilité » et « humain »…
« Lorsque nous mourons, nous n’avons en Belgique, que deux options pour notre corps : l’inhumation et l’incinération. Or, l’une et l’autre sont polluantes et coûteuses. Nous plaidons pour la légalisation d’une troisième pratique que nous appelons l’humusation », explique Francis Busigny, ingénieur, spécialiste en art du compostage et président de la fondation d’utilité publique Métamorphose qui, depuis 2014, milite activement en faveur de cette nouvelle pratique funéraire qui se présente sous la forme « d’un processus de remise à la terre doux, respectueux de la personne et durable ».
Le principe de l’humusation, qui se déroulerait sur un terrain réservé et sécurisé appelé « jardin-forêt », est le suivant : le corps du défunt est enveloppé dans un linceul en lin, en papier ou en autre matière biodégradable et posé sur un lit de broyat de bois d’élagage de 20 centimètres. Des humusateurs agréés vont ensuite le recouvrir de végétaux (tontes de pelouse, branches d’arbres, plantes, fleurs offertes par les proches, etc.) pour former une sorte de tumulus végétal ou de « monument vivant », comme l’appelle ses partisans. Ils ajouteront du (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

Dessin : Luc Schuiten

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