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Prendre le temps


Culture

Laurent Cantet :
Un cinéma au service
de l’intelligence

Avec L’Atelier, son huitième long métrage, Laurent Cantet poursuit brillamment son exploration de cette jeunesse qui le fascine et lui donne de l’espoir. Rencontre avec un réalisateur humble et exigeant qui depuis plus de vingt ans propose un cinéma questionnant avec finesse et intelligence les vibrations de notre époque.

Il y a une pointe de mélancolie douce dans les yeux de Laurent Cantet. A moins qu’il ne s’agisse d’une force tranquille. Ou peut être d’une invitation à rêvasser, tout en partageant, l’air de rien, une vision farouchement politique du monde qui l’entoure. A l’image de son cinéma, si puissant et pénétrant, que le réalisateur français porte d’une main de maître depuis plus de vingt ans.
Ainsi, en ce mardi d’octobre, lorsqu’il nous accueille dans les locaux bruxellois de Cinéart, la veille de l’avant-première belge de son dernier film, L’Atelier, le temps semble soudain suspendu. Très vite, on oublie son impressionnante carrière (huit longs métrages, trois courts, un succès à la fois public et d’estime), sa Palme d’or 2008 pour Entre les murs à l’unanimité du jury présidé par Sean Penn, sa nomination aux Oscars et, au-delà de toutes les récompenses, la force d’une œuvre d’un bout à l’autre intense, subtile et clairvoyante.
Car Laurent Cantet est pleinement là, dans l’instant. Il ne cherche ni à plaire ni à convaincre. Et quand il vous dit « merci », on retrouve l’humilité et la justesse qui imprègnent l’ensemble de sa filmographie. « “Au début, il n’y a rien.” Avec mon ami et coscénariste Robin Campillo, on aime bien l’idée de cette phrase. Avant d’écrire une histoire, il n’y a rien, sinon des idées, une envie de restituer aussi justement que possible un état du monde. Et puis, au fil du travail et de nos rencontres avec un groupe, on voit émerger des débuts de pistes fictionnelles, une histoire qui s’inspire du réel avant de passer toujours par du romanesque », nous dit le cinéaste.
De ce « rien » vont naître de grands films qui ne sont ni à thème ni militants stricto sensu, mais qui interrogent avec acuité et intelligence l’état de notre société en penchant tantôt davantage vers le documentaire, tantôt vers la fiction sur fond de narrations toujours ciselées. Dans Ressources humaines, sa première œuvre coup de poing, Laurent Cantet s’attaque (...)

=> Lire l’intégralité de cette rencontre dans notre magazine.

Photo : Cineart

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