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Du Nord au Sud. Et à l’envers

Guérisseurs du monde

Dans le Sud, la médecine traditionnelle est souvent l’unique accès aux soins pour les populations locales. Sans les guérisseurs et leur large pharmacopée, elles ne pourraient pas se soigner. Des pratiques thérapeutiques variées qui s’avèrent peu ou prou efficaces et sont désormais intégrées dans les circuits sanitaires officiels.


Amila Tennakoon

Par tradition, mais souvent faute d’alternatives, la majorité des habitants du Sud ont recours à la seule médecine traditionnelle pour se soigner. Intimement liée à l’âme des peuples, mêlant spiritisme et connaissances empiriques, ce type de médecine se décline en autant de variantes qu’il existe de cultures. Avec un large éventail de thérapies et de pratiques. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a ainsi recensé plus de quatre cents pratiques à travers le monde. Elle reconnaît par ailleurs leur utilité et encourage leur intégration aux services de santé officiels.
« Même si ses savoirs n’ont pas été soumis à des essais cliniques, la médecine traditionnelle est indispensable et permet de sauver des populations entières, rappelle Jeanine-Anne Stiennon, professeur à l’Université de Mons. En Chine, elle est même enseignée dans les universités, au même titre que la médecine conventionnelle. L’Inde a également officialisé l’ayurveda, sa médecine ancestrale. »
Avec des acteurs clés : les guérisseurs. « Ils vivent dans les villages, parmi leurs patients, explique Rokia Sanogo, qui dirige le département de médecine traditionnelle à l’Institut national de santé publique de Bamako au Mali. Ils ont la confiance des villageois parce qu’ils font partie de leur patrimoine culturel et qu’ils font preuve d’une grande capacité d’écoute et de compréhension des réalités de l’endroit. Ils soignent avec des massages, des plantes et des formules magiques. Leur médecine est holistique, elle traite la maladie globalement et réinsère le malade dans son environnement social, au plus près de ses proches. »
En Afrique, où les médecins sont rares (un pour cinq mille habitants, en moyenne), les autorités encouragent les rapprochements entre pratiques modernes et ancestrales. Avec un objectif : permettre au plus grand nombre d’avoir accès à des soins de santé. En ayant notamment recours à la pharmacopée locale. C’est le cas du Rwanda, par exemple : « Là-bas, les guérisseurs sont amenés à soigner des pathologies cutanées, des problèmes respiratoires, des toux, ainsi que toutes sortes de (...)

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