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Agir


Slow Watt

L’énergie des mers

Balayés par les vents, ballottés par les marées, traversés de puissants courants marins, les océans regorgent d’énergies inépuisables que les ingénieurs rêvent de transformer en électricité verte. Des tests sont menés. Avec succès.


Tidal Lagoon Power

Et si l’avenir énergétique venait aussi du fin fond des océans ? « Il y a là une source d’énergie stable capable de produire du courant quatre fois par jour à marée montante et descendante. De plus, le mouvement des marées est prévisible des années à l’avance », explique Sébastien Ybert, coordinateur énergies marines renouvelables au sein de l’Institut français de recherche sur l’exploitation de la mer (Ifremer).
La première expérience d’exploitation du mouvement des marées fut lancée en Bretagne en 1967 à l’embouchure du fleuve qui se jette dans la Manche, en face de Saint-Malo. D’une puissance de 240 mégawatts, l’usine marémotrice de La Rance fournit depuis cinquante ans une électricité équivalent à la consommation d’une agglomération de 200 000 habitants.
L’usine se présente sous la forme d’un barrage de 750 mètres de long jeté en travers de l’embouchure du fleuve, où sont logées vingt-quatre turbines, et une écluse ménagée pour le passage des bateaux.
A marée haute, le lac artificiel créé par l’ouvrage se remplit d’eau au travers de turbines dont le mouvement produit l’électricité. A marée basse, l’eau repasse dans l’autre sens, permettant à nouveau aux turbines de fonctionner. L’usine sert également de pont entre les deux rives et représente le site industriel le plus visité de l’Hexagone, attirant chaque année 200 000 touristes. Aujourd’hui amortie, l’usine de La Rance devrait continuer à fonctionner pendant encore une cinquantaine d’années.
Cet apparent succès industriel n’a cependant pas soulevé de réel enthousiasme. La Chine (1980), le Canada (1984) et la Russie (2004) ont bien testé de petites exploitations, sans cependant mener plus loin l’expérience. Seule la Corée du Sud, qui a construit à Sihwa en 2011 une usine un peu plus puissante que celle de La Rance (256 mégawatts), s’apprête à (...)

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