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Apprendre


Du Nord au Sud. Et à l’envers

Des cheveux
vendus au kilo

Très en vogue, notamment via le web, le commerce des cheveux humains n’a jamais été aussi florissant. Venus des temples indiens ou des campagnes pauvres du Sud, les cheveux sont traités en Chine avant de débouler dans les salons de coiffure d’Afrique ou d’Europe. Apparemment anodin, ce commerce conduit des femmes à sacrifier les attributs de leur beauté et de leur féminité.

« Le marché du cheveu humain est en plein boom, stimulé notamment par ces stars de la télévision que l’on voit changer de chevelure du jour au lendemain grâce à la pose d’extensions capillaires, explique Firouzeh Nahavandi, directrice du Centre d’études de la coopération internationale et du développement de l’ULB qui a consacré une étude au commerce du cheveu [1]. Ce business atteint aujourd’hui le milliard de dollars par an, sans compter les marges prises dans les salons de coiffure. »

Symboles de beauté, de santé et de féminité, les cheveux humains sont prisés depuis la nuit des temps. « Il y a 2 500 ans, les pharaons d’Egypte et les rois de l’empire perse achéménide portaient déjà la perruque, rappelle Christian Bromberger, ethnologue, auteur du livre Les Sens du poil, une anthropologie de la pilosité (creaphiséditions). Au fil du temps, on a compris l’intérêt d’avoir un cheveu coupé : il n’attire plus les parasites. »

Dénoncée, par la suite, par les religions qui y voient un moyen licencieux de séduction, la perruque n’est plus portée que dans des lieux spécifiques — parlement, tribunaux, cours royales avant de réapparaître, dans les années 60, à la faveur de la libération sexuelle. Au tournant du millénaire, elle est supplantée par les très populaires extensions capillaires qui imitent à la perfection une chevelure naturelle.

« On vit dans un monde globalisé où tout le monde veut ressembler à un petit nombre de références sociales dont le rayonnement est planétaire, poursuit Firouzeh Nahavandi. Or ces nouvelles stars s’imposent notamment par leurs chevelures exubérantes. L’apparition d’internet a également stimulé le secteur avec un déferlement de publicités. Les annonces ne mettent pas seulement en avant les extensions comme un élément de beauté, mais comme un atout de santé. Plutôt que teindre ses propres cheveux, il est désormais possible de porter des extensions traitées à la couleur voulue. »

L’Inde fut longtemps le principal fournisseur de parures humaines. Le cheveu indien est (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

Photo : Chandrashekhar Basumatary

[1Commodification of Body Parts in the Global South, Palgrave Macmillan.

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