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Apprendre


Du Nord au Sud. Et à l’envers

Le Maroc en marche
contre les inégalités

Depuis plus d’un an, la contestation populaire gagne du terrain dans plusieurs villes moyennes de la périphérie du Maroc. Une nouvelle génération se lève et dénonce les graves lacunes en matière de développement économique et social. Une situation inédite au royaume de Mohamed VI.


D.R.

« Du travail, de la dignité et un gouvernement représentatif, voilà ce que les gens demandent » résume Mohamed Chtatou, enseignant à l’université de droit de Rabat. Depuis plus d’un an, plusieurs villes marocaines sont devenues le théâtre de vastes mouvements sociaux. Une réalité plutôt nouvelle au royaume de Mohamed VI qui, depuis 1999, dirige ce pays de 36 millions d’habitants d’une main de fer dans un gant de velours. « La société marocaine est en train de changer. La parole se libère, des citoyens se lèvent dans les villes de province pour exprimer des revendications très concrètes et défendre leur propre vision du développement économique et social », analyse le juriste et politologue Mohammed Madani.

Cette révolte a débuté le 28 octobre 2016, avec la mort d’un vendeur de poisson à Al Hoceïma, ville côtière du Rif (nord), broyé par une benne à ordures alors qu’il tentait de récupérer sa marchandise confisquée par la police. Enclavée entre la mer et la montagne, cette ville de 400 000 habitants a tout d’un chaudron social : elle est dépourvue de véritables routes et d’industries, affiche un chômage officiel de 16,3 % et un taux d’analphabétisme de 40 %. Et son isolement en fait l’une des villes les plus chères du Maroc suite à la flambée du coût du transport des biens de consommation.

« Les autorités ont bien commencé à construire une route, mais les travaux ont pris énormément de retard. Le Rif n’est pas vraiment pauvre, car les familles reçoivent de l’argent des nombreux Rifains partis en Europe dans les années 50, mais cette région reste marginalisée par un pouvoir central qui s’en est longtemps méfié » poursuit Mohamed Chtatou.

Lorsque Mouhicine Fikri, le marchand de poissons, est tué, toute la jeunesse de la région s’identifie à cette tragédie. Dans la foulée des premières manifestations portées par l’indignation, un mouvement de contestation à la fois politique et social voit le jour, avant de (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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