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Environnement

Des métaux sales
pour des énergies propres

Pour libérer la planète de la toute-puissance du pétrole, on nous annonce une révolution « green tech ». Mais à quel prix ? s’interroge Guillaume Pitron, auteur d’une vaste enquête à contre-courant, qui débouche aujourd’hui sur un livre passionnant : La guerre des métaux rares. L’auteur y dénonce le coût environnemental, économique et géopolitique de ces ressources prétendument porteuses d’avenir.


Tesla

Lithium, magnésium, vanadium, graphite, tantale, baryte… Derrière ces noms savants se cache une kyrielle de métaux rares qui sont le fruit de milliards d’années d’évolution. Ils accumulent des atomes puissants et recèlent un potentiel énergétique gigantesque. Grâce à leurs propriétés uniques, ils permettent de fabriquer des technologies vertes et numériques de plus en plus petites et performantes (batteries, écrans, moteurs électriques…).

Une fois industrialisés, ces métaux peuvent ainsi « émettre un champ magnétique capable de générer davantage d’énergie que la même quantité de charbon ou de pétrole », explique Guillaume Pitron, journaliste français spécialisé dans les enjeux environnementaux, auteur de La guerre des métaux, un ouvrage remarquable, fruit de six années d’investigation et qui se présente comme « une contre-histoire de la transition énergétique ».

Au fil du temps, ces métaux sont devenus incontournables. Mais comme leur nom l’indique, il s’agit de ressources rares. Enfouies au sein de l’écorce terrestre, elles sont extraites à doses infimes. Il faudra par exemple fouiller une tonne de roche pour obtenir 4 à 7 grammes de platine, ou encore en purifier 16 tonnes pour produire un seul kilo de cérium !

Or, qui dit extraction de métaux, dit industrie minière. La deuxième activité la plus polluante au monde. « Avant même leur mise en service, dénonce ainsi le journaliste, un panneau solaire, une éolienne, une voiture électrique ou une lampe à basse consommation portent le péché originel de leur déplorable bilan énergétique et environnemental. »

Pour passer du pétrole aux technologies vertes, nous sommes comme ce « toxicomane qui sombre dans l’héroïne pour stopper son addiction à la cocaïne », compare ainsi l’auteur.

Aujourd’hui, chaque être humain « consomme » en moyenne 17 grammes de métaux rares par an. Et, si nous continuons à ce rythme, nous devrions extraire d’ici 2050 plus de métaux que l’humanité n’en a jamais extraits depuis son origine !

Une pollution « invisible »

Les solutions dites « d’avenir » recèlent donc leur part d’ombre. Les voitures électriques, constitue un exemple flagrant.

Effectivement, celles-ci ne polluent pas lorsqu’elles sont en circulation, mais pour mesurer leur impact réel sur la planète, il faut prendre en compte la totalité de leur cycle de vie (moteurs, piles, convertisseurs, capteurs...). De l’usine jusqu’à la décharge.
Or, à ce stade, le recyclage des métaux rares est encore très incertain.

En outre, cette pollution est actuellement invisible. En effet, l’extraction et le traitement de ces métaux ont été (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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