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Agir


Transport

Aviation :
un débat
sous les radars

Les émissions de CO2 issues du trafic aérien pourraient doubler, voire tripler d’ici 2050. Ce chiffre ne semble pourtant guère alarmer les décideurs politiques, ni même certains écologistes. A contrecourant, les tenants de la mouvance « fly less » encouragent nos sociétés à renoncer à l’avion.

Cela a été comme un coup de tonnerre dans le ciel européen. Le 17 janvier 2018, l’Etat français annonçait l’abandon définitif du projet d’aéroport de Notre- Dames-des-Landes. En privilégiant les arguments écologiques aux impératifs économiques, le président Emmanuel Macron a offert une victoire spectaculaire aux milliers de personnes qui se sont coalisées contre la dégradation de cet espace naturel préservé, entre Bretagne et Vendée. Par sa dimension symbolique, Notre-Dame-des-Landes avait parfois pris l’allure d’un nouveau Larzac. Difficile de ne pas interpréter la décision des autorités françaises comme un frein à une certaine logique – celle du toujours plus d’avions, plus de voyages, plus de mondialisation. Un frein à une certaine logique ? Peut-être. Mais un frein si timide, aux effets pour l’heure imperceptibles. Neuf jours plus tôt, le 8 janvier 2018, l’aéroport de Liège publiait ses résultats pour l’année écoulée, particulièrement faste. Huitième aéroport cargo d’Europe, Liège a vu transiter par ses pistes 717 000 tonnes de fret en 2017. Un record qui s’inscrit dans une progression constante :
590 00 tonnes en 2014, 650 000 en 2015, 661 000 en 2016. « L’activité cargo mondiale a connu une croissance générale, poussée notamment par l’émergence de nouveaux créneaux portés par
l’e-commerce  »
, soulignait le communiqué de Liège Airport, qui a accueilli l’année dernière deux nouvelles compagnies – Air China Cargo et Air Bridge Cargo.

Face à ce ciel de plus en plus encombré, et donc de plus en plus pollué, les responsables politiques comme les grandes organisations écologistes peinent à formuler des alternatives crédibles. Voire même à inscrire le débat à l’agenda. Une anecdote parmi d’autres : voici quelques années, Evelyne Huytebroeck, l’une des principales dirigeantes du parti Ecolo, avait été interviewée sur son souci de l’environnement au quotidien. Alimentation bio, tri des déchets, produits verts pour l’entretien de la maison… Un bulletin parfait. Sauf sur un point : les voyages qu’elle s’offrait chaque année à l’autre bout de la planète. « J’aime découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles cultures, et je n’ai pas non plus envie de priver mes enfants de cette ouverture au monde », avait-elle expliqué en substance. Sa réponse avait au moins le mérite de la franchise. Au-delà de l’anecdote personnelle, elle illustrait surtout l’ambiguïté de notre rapport à l’avion, y compris dans les milieux sociaux où la conscience écologique est la plus forte.

Dans l’angle mort du débat politique, le trafic aérien passe aussi sous les radars des conventions climatiques internationales. L’aviation est en effet la grande absente des accords de Paris, ratifiés dans la foulée de la COP 21, organisée en décembre 2015. Certes, en théorie, l’objectif de contenir le réchauffement climatique sous les deux degrés par rapport aux niveaux préindustriels s’impose à toutes les activités humaines. Mais ni l’aviation ni le transport maritime ne sont cités dans les textes officiels. La comptabilisation des émissions de chaque pays comprend le trafic intérieur, jamais le trafic international. « Par la décision d’exempter les secteurs de l’aviation civile et du transport maritime, les Etats illustrent leur (...)

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