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Agir


Combat(s) de là-bas

Graciela Lopez,
une féministe
dans l’Altiplano

La Bolivie est un des pays les plus progressistes au monde en matière de droit des femmes, sur papier du moins. En 2009, il a notamment adopté une nouvelle constitution qui consacre l’idée de buen vivir. Mais, entre la législation et la réalité, il y a encore un fossé. A la tête de Remte, un réseau d’associations de femmes, Graciela Lopez Quinteros traque les injustices pour mieux les abolir. Rencontre avec une féministe qui ne s’en laisse pas compter.

« En matière de genre, la Bolivie dispose d’une des meilleures constitutions au monde, se félicite Graciela Lopez Quinteros, coordinatrice de Remte, un réseau d’associations qui se bat pour améliorer la condition des femmes. Le texte impose la non-discrimination, la parité électorale, la participation politique, l’éducation et l’égalité salariale. Au Parlement, la moitié des députés et des sénateurs sont des femmes. Après le Rwanda, la Bolivie est un des pays où la participation féminine est la plus élevée. »

Cette égalité de genre, les Boliviennes la doivent à Evo Morales, leur président d’origine indienne porté au pouvoir en 2006 grâce aux voix de la gauche et des communautés indigènes. « Cependant, tempère Graciela Lopez, malgré les textes et cette forte représentation politique, les femmes ne sont pas véritablement associées au pouvoir. Au gouvernement, les gros portefeuilles restent entre les mains des hommes. Au parlement, les élus sont tenus d’obéir à une discipline de parti, ce qui les conduit à voter parfois contre leurs propres droits. C’est ainsi que l’avortement est encore interdit chez nous. »

Cette sociologue de formation qui fut chercheuse avant de s’engager dans la vie associative aux côtés des paysannes et des Indiennes, a pris l’habitude de lire scrupuleusement les textes de loi pour les comparer aux réalités du terrain et débusquer les injustices. « Un exemple : les femmes étaient traditionnellement privées d’héritage. La nouvelle constitution les rétablit dans leurs droits. C’est une avancée essentielle pour leur émancipation.  » Mais pour que cette législation soit réellement appliquée, il faudrait organiser un vaste recensement des terres, établir des titres de propriété et déterminer à qui cellesci appartiennent.

Un travail gigantesque que l’administration tarde à réaliser. « Je surveille l’avancement de ce recensement pour alerter l’opinion et accélérer le mouvement, insiste la militante féministe. Dans les plaines de Tarija, le travail est bien avancé, car les propriétés sont grandes et facilement identifiables. En revanche dans l’Altiplano, sur les terres arides des hauteurs andines (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

Photo : Luis Arenas

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