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Agir


Vélove

Train et vélo,
un mariage à arranger

Faciliter les alliances train-vélo est l’un des meilleurs moyens d’accélérer la transition vers une mobilité plus durable. Mais pour que cela fonctionne, les décideurs publics doivent abandonner certains de leurs préjugés. Y sont-ils prêts ?


Amaurine Carlier

Le vélo a gagné la première bataille : sortir de la ringardise et de la marginalité. Il est désormais acquis que pédaler est un moyen efficace de se déplacer en ville au quotidien, et pas uniquement un loisir réservé aux vacances. En revanche, l’association du vélo et du train pour parcourir de longues distances ne passe toujours pas pour évidente. Les spécialistes de la mobilité sont pourtant de plus en plus nombreux à le souligner : la combinaison vélo-train est l’un des meilleurs remèdes pour guérir une société encore malade du tout-à-la-voiture.

Encore faut-il s’entendre sur les moyens d’administrer le médicament. Frédéric Héran, économiste et urbaniste à l’université de Lille, auteur de plusieurs travaux de référence sur le renouveau de la bicyclette, coupe court au malentendu : « Souvent, les gens pensent que combiner vélo et train, ça signifie prendre son vélo dans le train. Pas du tout ! Imaginez un train de cinq cents voyageurs, si seulement 10 % d’entre eux veulent emporter leur vélo, ça fait cinquante vélos à stocker dans le train. C’est ingérable. Et quand bien même on pourrait intégrer cinquante vélos, ça prendrait beaucoup de temps de les monter à bord et ça retarderait le train, ce qui n’a pas de sens sur le plan de la mobilité. »

De fait, la plupart des compagnies ferroviaires – régionales ou nationales – qui ont encouragé le transport de vélos à bord des trains ont fini par faire machine arrière. « C’est une impasse, insiste Frédéric Héran. En Alsace, le transport de vélos a beaucoup augmenté, à tel point qu’il a fini par être interdit sur le TER 200, qui circule entre Strasbourg et Bâle. Evidemment, ça fait hurler les cyclistes. Mais c’est normal. Aux Pays-Bas, 45 % des usagers du train se rendent à la gare en vélo. Si tous ces gens, ou même une fraction d’entre eux, voulaient emmener leur vélo avec eux, ça ferait une marée de vélos. On bute là sur une limite physique. »

Les chemins de fer néerlandais n’ont pas été jusqu’à (...)

=> Lire l’intégralité de cette chronique dans notre magazine.

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