article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3

Apprendre


Du Nord au Sud. Et à l’envers

Les syndicats
font plier le Qatar

Au Népal, un actif sur deux travaille à l’étranger. Les organisations syndicales de ce petit pays himalayen tentent de défendre leurs travailleurs disséminés partout dans le monde. Au Qatar, ce pays du Golfe qui accueillera la Coupe du monde de football en 2022 et qui a longtemps accepté le travail forcé, elles viennent de remporter une victoire majeure.


Richard Messeger

A Katmandou, la capitale du Népal, 1 500 personnes embarquent chaque jour dans un avion, direction les plantations de Malaisie ou les chantiers des pays du Golfe. Ces jeunes adultes poursuivent le même rêve : gagner un peu d’argent et rentrer dans deux ou trois ans, avec un beau costume sur le dos.

Le Népal est depuis longtemps un important pays d’émigration. La pauvreté des campagnes, le chômage endémique qui frôle les 50 % et l’instabilité politique poussent un actif sur deux à partir travailler à l’étranger, souvent en affrontant des conditions de vie effroyables. « Les jeunes partent comme on va au bagne, témoigne Bruno Deceukelier coopérant installé à Katmandou. Ils savent qu’ils auront à exécuter des travaux harassants, parfois dangereux en surmontant la fatigue, les brimades, quelquefois la faim. Tous disent en évoquant leur départ : ‘‘ on va en prison quelques années, mais en rentrant on aura de quoi construire une maison. ’’

Avant même leur départ, les candidats à la migration se sont lourdement endettés pour payer leur agence de recrutement. Ces officines qui pullulent à Katmandou et dont 750 sont officiellement reconnues et une centaine sont clandestines, réclament de 800 à 1 200 euros pour fournir un travail, un visa et les titres de transport. « Le salaire annuel dans l’agriculture est de 200 euros, reprend Bruno Deceukelier, les familles s’endettent donc pour plusieurs années, car elles estiment que le départ de l’un des leurs est un investissement. Pour le jeune homme par contre, cette dette représente une pression qui le pousse à rester en exil le plus longtemps possible, quelles que soient les difficultés qu’il rencontre, parce qu’il doit financer la famille et rembourser tout le monde. »

Les transferts de fonds des migrants représentent le quart du produit intérieur brut du petit pays himalayen et font vivre une famille sur deux. Malgré le poids économique et social considérable de ces jeunes gens, le gouvernement népalais n’a pas cherché à (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3


A la mer,
à la vie !

Menacés par la surpêche, les perturbations climatiques, l’acidification, le plastique, le (...)

Lire la suite

Les premiers concernés

Imaginons qu’une région songe à devenir indépendante et désire convoquer un référendum. (...)

Lire la suite

Le populisme
n’est plus ce qu’il était

C’est un couple belgo-argentin qui a façonné l’une des théories politiques les plus (...)

Lire la suite

L’Europe prise au piège
du basculement
du monde

Prise au piège du basculement du monde, l’Union européenne ne peut plus compter sur (...)

Lire la suite

Du tourisme de masse
au profit de qui ?

Avec 1,3 milliard de touristes en 2017, le secteur du voyage dominé par les grands tours (...)

Lire la suite

La science
« post-normale »

Certains problèmes sont si complexes (ou gigantesques) que même les sciences ne sont pas (...)

Lire la suite

Sans queue
ni tête

Alors que la plupart des animaux ont une queue, les humains n’en ont pas. Où est-elle (...)

Lire la suite