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Agir


Urbanisme

Stop au béton ?

En multipliant la construction de villages quatre façades, la Belgique s’est couverte d’un habitat dispersé et diffus qui coûte cher en termes d’équipements et de transport. Un changement de modèle est-il possible ?


Google Earth

Il suffit de sillonner les routes belges pour mesurer l’ampleur du phénomène : l’automobiliste engrange les kilomètres au compteur sans jamais quitter les zones habitées. Le long des chaussées, des milliers de maisons prospèrent au milieu d’un jardin jalousement gardé par le garage ou le carport à deux places…

15 % des surfaces wallonnes ont ainsi été loties artificiellement, et propulsent la Belgique dans le peloton de tête européen du bâti artificiel [1].

« Cette artificialisation est bien souvent irréversible, constate Hélène Ancion, chargée de mission aménagement du territoire et urbanisme à Inter-Environnement Wallonie. Cela ne peut plus durer, nous devons stopper le phénomène et nous contenter de ce que nous avons déjà bétonné. »

En Flandre, le gouvernement a pris l’option « Stop béton » en 2040 : à cette date plus aucune maison ne devrait être construite sur un terrain inoccupé. Côté Wallon, le ministre Di Antonio (CDH) affirme viser le même objectif pour 2050.

Mais tous les politiques ne se rangent pas derrière cette position. Une proposition libérale (MR) cherche par exemple à modifier la règle dite du comblement qui permet de construire sur tout type de terrain situé entre deux maisons éloignées de 100 mètres : en doublant cette distance et en élargissant la zone à l’autre côté de la route, des élus du Mouvement réformateur souhaitent ainsi augmenter le foncier disponible – mais risquent surtout de favoriser le phénomène d’« urbanisme en ruban » et ses maisons alignées le long des chaussées.

« A mon sens, c’est plutôt sain d’ouvrir le débat si celui-ci peut inciter à changer de paradigme, estime Jacques Teller, professeur d’urbanisme et d’aménagement du territoire à l’ULiège. Mais il faut être prudent, le Stop béton peut occasionner un effet d’anticipation chez certains habitants et promoteurs qui se mettraient à construire avant l’échéance pour y échapper. »

Autre obstacle à surmonter : la dévalorisation des terrains. Quel élu osera prendre le risque de déclasser les terrains à bâtir de ses administrés ? « Dans les communes, les nouveaux habitants de ces maisons quatre façades sont plutôt appréciés parce qu’ils (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

[1La Belgique figure derrière Malte et les Pays-Bas en termes d’artificialisation générale, deuxième derrière Malte en ce qui concerne l’artificialisation des terres due au bâti. Enquête LUCAS, Eurostat 2015.

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