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Agir


Une femme, une cause

Isabel Zuleta,
au chevet des rivières vivantes

Cheville ouvrière du Mouvement des rivières vivantes, la jeune colombienne Isabel Zuleta s’oppose à la construction du gigantesque barrage d’Hidroituango qui engloutira 79 kilomètres de berges, faisant disparaître une riche biodiversité tropicale, des dizaines de villages et la mémoire des victimes de l’arbitraire des groupes armés qui se sont disputé la région. Un combat risqué et sans répit.


D.R.

« Je ne peux pas prendre le bus, ni aucun autre transport en commun. Moi qui ai toujours voulu partager la vie des gens ordinaires, me voilà condamnée à me déplacer en voiture blindée, constamment accompagnée d’un garde du corps mis à disposition par le gouvernement », raconte Isabel Zuleta, jeune sociologue de trente-cinq ans qui ne manque ni de convictions ni de courage.

Son combat à la tête du Movimiento Rios Vivos (Mouvement des rivières vivantes), pour dénoncer les dégâts environnementaux et sociaux causés par les barrages et les projets miniers en Colombie, lui vaut de solides inimitiés qu’il s’agit de prendre très au sérieux.

Il y a cinq ans, deux membres de son organisation, Nelson Giraldo Posada et Robinson David Mazo, ont été sommairement exécutés. Dans la foulée, de mystérieux cambrioleurs ont mis à sac sa maison avant de repartir avec un disque dur contenant ses archives militantes. Plus tard, des messages ont été postés sur les réseaux sociaux l’accusant d’appartenir aux FARC, les Forces armées révolutionnaires de Colombie. Une accusation qui équivaut à une condamnation à mort.

Quoique prospère et relativement paisible dans les villes et les campagnes environnantes, la Colombie se révèle ultra-violente dans les zones rurales, livrées à l’arbitraire des milices paramilitaires, des guérillas et des narcotrafiquants. C’est donc avec résignation et courage qu’Isabel Zuleta accepte les mesures de sécurité rapprochée dont elle fait l’objet.

A Ituango, une ville de 22 000 habitants du département d’Antioquia au nord du pays, la jeune femme s’est habituée à vivre dans un climat permanent de terreur et de violence. « Il y a quatre camps militaires dans ma région. Auxquels s’ajoutent des groupes paramilitaires à la solde de propriétaires terriens ou de grosses sociétés privées et des guérilleros qui n’ont pas encore déposé les armes. Il faut être constamment sur ses gardes », nous raconte-t-elle avec force lors de son passage à Bruxelles.

Dans cette région sous pression, le gouvernement colombien a lancé en 2010 la construction de la centrale d’Hidroituango, sur la rivière Cauca, le second cours d’eau le plus (...)

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