article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3

Se retrouver


Education

Des neurosciences
à l’école ?

Les neurosciences éducatives sont de plus en plus médiatisées. Plébiscitées par certains, source d’interrogation ou d’inquiétude pour d’autres, elles méritent certainement qu’on en débatte. Le regard croisé de Stanislas Morel, sociologue, et de Pascale Toscani, docteure en sciences cognitives.

Mise en avant de la méthode de lecture syllabaire, grand retour de la dictée… En France, avec l’arrivée du nouveau ministre de l’Education, une discipline revient en force dans les médias et les couloirs d’écoles : les neurosciences cognitives au service de l’éducation.

Popularisées notamment par Céline Alvarez, linguiste et auteure à succès (Les lois naturelles de l’enfant) et porteuses du label « prouvées scientifiquement », ces méthodes d’apprentissage ne font toutefois pas l’unanimité. Parmi les pédagogues, certains s’enthousiasment tandis que d’autres s’inquiètent. « L’importance de l’activité et de l’action chez l’enfant, l’idée que rien n’est jamais acquis ou figé, l’intérêt pour l’affect dans l’apprentissage… Toutes ces dimensions sont positives, estime Miguel Lloreda, enseignant et co-coordinateur du dossier sur le sujet dans Traces, le magazine de l’association ChanGement pour l’égalité1. Néanmoins, cette forme d’impérialisme intellectuel qui anime les défenseurs des neurosciences éducatives nous fait parfois un peu peur. Il est vrai que comme enseignants nous sommes souvent obligés de bricoler, de tâtonner, et c’est évidemment anxiogène, d’autant plus dans notre société qui exige de plus en plus de preuves de résultats. Dans ce contexte, oui, ces méthodes claires semblent rassurantes. » Pourtant, l’enseignant reste dubitatif : « En classe, nous faisons face à des personnalités très différentes. Leur appliquer une loi universelle ne me semble pas approprié. »

Un autre aspect développé dans les neurosciences, c’est l’identification des émotions. Le principe de base peut être énoncé comme suit : si le fonctionnement de leur cerveau est expliqué aux enfants, ils pourront mieux l’utiliser. Les neurosciences se proposent donc d’apprendre aux enfants à nommer leurs émotions. « A mon sens, cela ne suffit pas, estime Miguel Lloreda, c’est plutôt apprendre à vivre ensemble, à faire monde commun qui est important. Et apprendre ensuite à (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

Photo : cc Arâches La Frasse

article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3


Jérôme Lèbre :
« On ne se pose plus
la question du sens
de notre agitation »

Dans un monde soumis à des accélérations constantes, le philosophe français Jérôme Lèbre veut (...)

Lire la suite

Jean-Bernard Pouy,
« Ma zone à défendre,
c’est le monde »

Jean-Bernard Pouy, le pape du roman noir français, situe l’action de son dernier livre (...)

Lire la suite

Corps carné

Manger trop de viande, qui plus si elle est transformée, peut avoir un impact sur la santé. (...)

Lire la suite

Egalité femmes-hommes, repolitiser le débat ?

Pour mesurer l’évolution de la condition des femmes, on peut prendre en compte des (...)

Lire la suite