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Philocité

Egalité femmes-hommes, repolitiser le débat ?

Pour mesurer l’évolution de la condition des femmes, on peut prendre en compte des indicateurs chiffrés, l’émergence de nouvelles idéologies ou la défense de discours égalitaires. Et en tirer des leçons qui sont forcément à géométrie variable.

La condition des femmes a-t-elle évolué chez nous et dans le monde, sensiblement et d’une façon favorable  ? Cette question fut celle que nous nous sommes posée lors d’une émission de la Brigade d’Intervention Philosophique sur 48 FM, émission animée par Guillaume Damit, de PhiloCité [1]. Plus précisément cette question nous était adressée par Nathalie Frieden, que l’on peut présenter ici comme une féministe militante suisse. [2]

Comment répondre à cette question ? Une première tentation est de chercher des indicateurs qui paraissent objectifs, comme l’augmentation du nombre de femmes parvenant à la fin des études secondaires, la diminution du nombre d’enfants, l’écart salarial entre les hommes et les femmes (qui diminue mais reste très marqué), la lutte pour une écriture inclusive, qui n’accentue pas linguistiquement l’inégalité parce que « le masculin l’emporte  », la garde alternée des enfants comme norme juridique et sociale en cas de séparation, etc.

Mais, d’une part, à ces indicateurs pourraient en répondre d’autres (comme l’espérance de vie, celle des femmes étant de cinq années plus élevée en Wallonie — 84 ans — que celle des hommes — 79 —, par exemple : n’y a-t-il plus radicale inégalité que celle du temps de vie ?) [3] ; d’autre part, il n’est guère certain qu’ils soient les marqueurs d’un réel et évident progrès.

Prenons par exemple la diminution du nombre d’enfants : nous avons effectivement moins d’enfants qu’avant – ce qui pourrait signifier a priori que les femmes ne sont plus assignées à la reproduction, et peuvent développer d’autres activités, rémunératrices et publiques, qui leur donnent une autre place dans le monde.

Il va cependant encore de soi que ce sont les femmes qui sont garantes du contrôle de leur fécondité, comme si l’inégalité se déplaçait chaque fois qu’on (...)

=> Lire l’intégralité de cette chronique dans notre magazine.

[1L’émission est diffusée le dernier samedi du mois et consultable sur Podcast : www.mixcloud.com/BIPh

[2Nathalie Frieden est suisse, pays qui dispose d’une législation raffinée pour lutter contre la maltraitance des animaux, ainsi que pour éviter le dumping salarial dans les entreprises de construction. Elle souligne que, dans les deux cas, la législation permet des contrôles dans les entreprises et les sanctions liées à ces contrôles. Elle regrette qu’il n’y ait rien de tel pour les femmes : les droits des femmes sont donc « vides » à ses yeux, car ils ne sont accompagnés ni de processus de vérification ni de sanctions en cas d’infractions.

[3On peut mesurer en tout cas de cette façon une inégalité profonde entre les couches sociales (douze années de vie en plus pour les couches les plus aisées en Wallonie, par rapport aux classes les plus défavorisées ; et une mortalité générale à 61,6 ans en Afrique, pour 78,9 ans en Europe, pour donner quelques indicateurs d’une corrélation possible entre inégalité des conditions matérielles de vie et inégalité de l’espérance de vie).

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