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Apprendre


Mathieu Roy, réalisateur :
« On va connaitre d’autres épisodes de disettes et d’émeutes »

En octobre prochain, le Festival Alimenterre battra son plein à Bruxelles et en Wallonie. A l’affiche, notamment, le documentaire Les dépossédés. Rencontre avec son réalisateur, Mathieu Roy, qui a filmé aux quatre coins du monde la vie des petits paysans qui s’échinent à produire une alimentation très mal rémunérée.


Les dépossédés

Dans votre film, un agronome qualifie le système mondial agricole de « jeu de massacre ». Les rapports entre le marché, les producteurs du Sud et ceux du Nord sont-ils tellement conflictuels ?
Les pays occidentaux d’Europe, d’Amérique du Nord et d’Australie subventionnent leur agriculture, ce qui permet à leurs producteurs de vendre à perte. Les grandes cultures, comme le riz, le blé ou le coton, arrivent sur les marchés internationaux au tiers de leur prix de revient pour un producteur d’Inde ou d’Afrique. C’est effectivement un vrai jeu de massacre. A partir du moment où l’on ouvre les frontières aux produits agricoles et que l’on met en concurrence les petits producteurs avec les grosses exploitations industrielles, le jeu est inégal. Les paysans du Sud ne touchent pas de subvention, ne bénéficient d’aucune infrastructure moderne ni d’un bon encadrement technique. Pour soutenir la concurrence venue du Nord, ils doivent contracter des crédits, ce qui les entraîne souvent dans une spirale d’endettement, avec parfois comme issue tragique le suicide.

Vous montrez d’ailleurs une réunion de paysans qui évoquent le suicide d’un couple écrasé par ses dettes.
J’ai voyagé dans la région du Maharashtra à l’ouest de l’Inde, considérée comme l’épicentre de la crise des suicides de paysans, avec 400 000 cas en quinze ans. Nous avons parcouru plusieurs villages, je peux vous dire que c’est partout la même histoire : une famille contracte au départ quelques dettes pour acheter des intrants agricoles qui doivent garantir de bons rendements. A l’inverse, les récoltes se révèlent mauvaises, la famille s’endette encore et encore, jusqu’à choisir de disparaître par le suicide.

Vous ne croyez pas au miracle des solutions technologiques.
Il y a quelques années, le Malawi, pays d’Afrique centrale, était vanté pour les résultats de ses politiques agricoles. En fait de politiques, il s’agissait d’une opération de charme de (...)

=> Lire l’intégralité de cette rencontre dans notre magazine.

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