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Sciences

Les murs n’arrêtent pas
que les humains

Nous érigeons beaucoup de murs. Mais nous ne sommes pas les seuls à habiter la Terre…


D.R.

La forêt de Białowieża, a quelque chose de mythique et de sacré. Agée de plus de 8 000 ans, elle est la dernière forêt primaire d’Europe. S’étalant sur 150 000 hectares entre la Pologne et la Biélorussie, inaccessible aux visiteurs sans guide assermenté, elle constitue un sanctuaire d’espèces témoignant de la richesse des mondes anciens. Le bison d’Europe y vit encore de manière naturelle, côtoyant élans, cerfs, loups, lynx, etc [1].

En 1981, à l’époque du rideau de fer, l’URSS a décidé de clôturer la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, coupant à travers cette forêt et séparant en deux groupes la dernière population de bisons d’Europe (environ cinq cents individus de part et d’autre). Cette clôture est symboliquement forte, car elle témoigne de la coupure existentielle (« ontologique » diraient les philosophes) que les humains se sont imposée vis-à-vis des autres êtres vivants. Ces derniers semblent ne pas exister à nos yeux.

Mais cette séparation est plus que symbolique, elle est concrète. Les murs dressés par l’espèce humaine représentent une menace importante et sous-estimée pour de nombreux êtres vivants non-humains.

Des murs qui détruisent
On en trouve surtout aux frontières : entre les Etats-Unis et le Mexique, la Corée du Nord et du Sud, Israël et la Cisjordanie, la Malaisie et la Thaïlande, l’Inde et le Pakistan, l’Iran et l’Irak, la Chine et la Mongolie, le Botswana et le Zimbabwe, etc. Ils prennent la forme de murs de béton, de pierre, de boue, de sable ou de brique, de barbelés, de grilles en acier ou de clôtures électrifiées, et se dressent avec leur lot de routes, de casernes, de lumières et de bruit. Leur nombre a considérablement augmenté depuis les attentats du 11 septembre 2001. Par exemple, en Eurasie (sans le Moyen-Orient), il existe aujourd’hui plus de 30 000 km de murs, grillages et barbelés aux frontières.

Ces murs impactent évidemment la vie des populations humaines en brisant les trajectoires personnelles de millions d’individus. Ils impactent aussi l’existence des autres espèces [2]. A Białowieża, par exemple, la séparation a empêché les (...)

=> Lire l’intégralité de cette chronique dans notre magazine.

[1V. Slonska-Malvaud & H. Le Roux, « Voyage dans la dernière forêt naturelle d’Europe, refuge des bisons et des lynx », Reporterre, 21 octobre 2015, disponible sur www.reporterre.net.

[2Certaines clôtures sont parfois construites pour freiner la progression des animaux eux-mêmes, comme ce fut le cas en 2008 lorsque les autorités chinoises ont protégé 100 km de frontière avec la Mongolie pour stopper l’avancée du loup ; ou au Botswana en 2003 lorsque 500 km de clôtures ont été montés pour empêcher la contagion de la fièvre aphteuse. D’autres barrières sont aussi érigées pour enfermer les animaux sauvages dans des réserves afin de les confiner.

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