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Le labo

Loos-en-Gohelle :
L’étoile et les cailloux blancs

Façonnée par des décennies d’exploitation minière, Loos-en-Gohelle, dans le nord de la France, a subi de plein fouet la fermeture des charbonnages. Reportage dans une commune de 6 500 habitants devenue laboratoire de la transition écologique.


Loos-en-Gohelle

Ce sont des montagnes ténébreuses qui jalonnent le nord de la France, en une diagonale qui a surgi là par les hasards de la géologie. Les profondeurs étaient gorgées de charbon ; les reliefs sont désormais noirs de ses résidus. Voici plusieurs décennies déjà que les derniers wagonnets sont remontés à la surface. Ne restent, pour rappeler l’époque des houillères, que quelques dizaines de terrils, cônes mystérieux et obscurs.

A la différence des volcans d’Auvergne, des pyramides d’Egypte, les terrils de Valenciennes, de Lens et de Douai, ne figurent sur aucune carte postale. Ces hauteurs-là sont synonymes d’infamie. Elles rappellent l’exploitation délirante du sous-sol et des travailleurs, le productivisme à toute vapeur, la pollution sans vergogne, les hommes, les femmes et parfois les enfants traités comme de dérisoires supplétifs de la machine.

A Loos-en-Gohelle, entre Lille et Arras, la résistance est pourtant née là, la résilience aussi. Là : tout en haut des terrils. C’était les années 1980, et les élus locaux redoublaient d’énergie pour raser ces vestiges honteux. Il fallait éradiquer les stigmates du passé, et donc aplanir le paysage. A Loos, en dépit d’un concert de ricanements, le maire socialiste Marcel Caron s’est entêté à sauver des pelleteuses le site du 11/19, soit une tour d’extraction en béton et un chevalet métallique jadis dévolus à l’industrie minière, ainsi que les « terrils jumeaux », comme on appelle par ici les deux montagnes noires qui jouxtent le 11/19.

Combat gagné. Les terrils sont toujours là. Et sous l’impulsion du maire actuel, Jean-François Caron, fils de Marcel, Loos-en- Gohelle (6 500 habitants) est devenue un chef-lieu en vue sur la carte du développement durable et de la participation citoyenne. Qui l’aurait cru ?

Depuis son appartement, au troisième étage d’une résidence moderne, Alfred Duparcq a une vue (...)

=> Lire l’intégralité de ce reportage dans notre magazine.

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