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Découvrir


Portrait, ils incarnent le changement

Christian Clot,
l’explorateur
de l’extrême

D.R.

En explorant des régions les plus extrêmes de notre planète, Christian Clot se dédie à une recherche fondamentale : découvrir comment notre cerveau s’adapte aux changements violents et à différentes situations qui nous dépassent. Rencontre avec un cobaye au service de l’homme et de la science.

Désert du Dasht-e Lut, Iran. Température à l’ombre, maximum 57°C. Température ressentie, maximum 70°C. Humidité, 3 %. Pluie, 0 mm.
Canaux marins de Patagonie, Chili. Température à l’ombre, minimum -7°C. Température ressentie, minimum -20°C. Humidité, 98 %. Pluie, 510 mm.
Forêt Amazonienne, Brésil. Température à l’ombre, maximum 44°C. Température ressentie, maximum 63°C. Humidité, 100 %. Pluie, 330 mm.
Sibérie orientale, Russie. Température à l’ombre,
minimum -58°C. Température ressentie, minimum -71°C. Humidité, 60 %. Pluie, 5 mm.

Quatre endroits des plus inhospitaliers de notre planète, où les conditions sont les plus extrêmes qui soient. Quatre endroits qu’a traversés volontairement, en solitaire et sans assistance, l’explorateur suisse Christian Clot d’août 2016 à fin février 2017. Quatre endroits [1] où l’an prochain il emmènera avec lui, dans les mêmes conditions, vingt quidams. Des hommes, des femmes, de tous horizons : un agriculteur, un chercheur, un créateur d’entreprise…, sportifs ou non, avec ou sans revenus fixes, tous âgés entre 25 et 45 ans.

Ce qui l’anime ? Sûrement pas la quête de l’exploit ! Christian Clot est loin d’être une tête brûlée, obsédée par le toujours plus haut, toujours plus fort. Non, s’il prend des risques, c’est pour aller recueillir des informations, collecter des données et les transmettre à des scientifiques qui les analyseront ensuite. Après quoi, ceux-ci trouveront peut-être des pistes inédites à propos d’une question qui concerne tous les humains que nous sommes : l’adaptation.

Des réfugiés qui errent sur les routes à l’employé qui a perdu son travail, des victimes de catastrophes naturelles aux habitants confrontés à une hausse extrême des températures, nous risquons tous aujourd’hui – et demain sans doute plus encore – de devoir nous adapter à un environnement qui change, quelquefois brutalement. « Je me sers des milieux extrêmes comme d’accélérateurs dans lesquels on est confronté à une situation qui nous dépasse, nous explique l’explorateur. Quand j’entre dans le désert à plus de 60°C, j’ai beau avoir une expérience préalable, je suis quand même complètement perdu, incapable pendant plusieurs jours de savoir comment fonctionner. »

Sa vie d’explorateur, Christian Clot, 46 ans, l’a commencée tôt. Dès son enfance dans le Jura Suisse, il a « envie d’aller voir le monde, ce que je ne connais pas, ce que je ne comprends pas. J’habitais près de grandes forêts, je voulais découvrir ce qu’il y avait dedans. Cette volonté a conduit la plupart de mes décisions de vie. »

Mais « explorateur », les conseillers d’orientation ne voient pas cela comme un métier. « Trop contestataire » pour le système scolaire et pour entreprendre des études scientifiques, le jeune homme se tourne alors vers (...)

=> Lire l’intégralité de ce portrait dans notre magazine.

[1Le désert iranien, où Christian Clot lui-même n’a pu rester les trente jours prévus, « expulsé » par des hommes armés, sera remplacé par un autre lieu d’expédition.

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