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Apprendre


Du Nord au Sud. Et à l’envers

Où est passé
le communisme chinois ?

Premier bailleur de fonds sur la planète avec 3 100 milliards de dollars de réserve de change et seconde économie mondiale depuis 2016, la Chine est la première gagnante de la mondialisation. Pékin compte désormais plus de milliardaires que New York et les classes moyennes s’épanouissent dans les villes côtières. Cependant, dans les campagnes où vit l’immense majorité des Chinois, les paysans se contentent d’une vie frugale proche de la pauvreté. En Chine, les inégalités explosent à mesure que les richesses s’accumulent. Loin de l’idéal marxiste. La République populaire est-elle encore communiste ?


D.R.

« La Chine est parvenue à sortir 500 millions de personnes de la pauvreté grâce à une certaine politique sociale. Malgré cela, elle est clairement devenue un pays capitaliste, basé sur la compétition et la réussite individuelle qui résultent de luttes entre des citoyens qui ne naissent évidemment pas égaux », observe Jean-Louis Rocca, professeur titulaire à Sciences Po (CERI).

La société chinoise (1,38 milliard d’habitants) s’affiche aujourd’hui tout en contrastes : une poignée de super riches, des classes moyennes émergentes qui représentent le tiers de la population et qui accèdent à la propriété foncière et à la consommation loin de l’agitation des villes, enfin un milliard de personnes (soit l’immense majorité des Chinois) qui restent irrémédiablement plongées dans la précarité.

« La pauvreté absolue a pratiquement disparu, tempère l’expert, et au bas de l’échelle sociale on retrouve des ruraux et des migrants qui se contentent d’une moto et d’un portable, mangent correctement et disposent d’un peu d’argent à partager en famille. Les dirigeants chinois ont tout fait pour faire reculer la grande précarité, par idéal ou par calcul pragmatique consistant à préserver la paix sociale. »

Une économie de marché socialiste
Il y a trente ans, la République populaire tournait le dos au dogmatisme socialiste de son fondateur Mao Zedong, en adoptant les réformes de Deng Xiaoping, héros de la guerre civile, dont le bon mot « peu importe que le chat soit noir ou blanc pourvu qu’il attrape les souris », résume la nouvelle approche pragmatique des Chinois qui ont résolument adopté la loi du marché et son principe d’accumulation du capital.

« Après les échecs de Mao à planifier le développement, explique Jérôme Doyon, chercheur à l’université d’Oxford, l’idée s’est imposée que la qualité d’un leader se juge à sa capacité à sortir un pays de la pauvreté ».

En 1992, la Chine s’ouvre ainsi au libéralisme, sans cependant abandonner ses références au marxisme-léninisme, qualifiant son système d’« économie de marché socialiste », et surtout sans toucher aux structures de l’Etat et à la suprématie du parti communiste. « La production, assurée intégralement et sans grand succès par des entreprises publiques, fut progressivement confiée à des acteurs privés dont on s’assurait préalablement qu’ils ne deviendraient pas dangereux pour le régime. A l’intérieur du parti, les mentalités ont changé, les cadres sont désormais poussés à adopter un esprit managérial. Leur future progression dépend de leur talent à attirer des capitaux et des entreprises. »

Cette transition des « camarades » vers l’économie de marché s’est toutefois opérée sans trop de casse sociale. « Certes, le démantèlement de 70 % des entreprises publiques a entraîné le licenciement de 40 à 50 millions de travailleurs, mais l’Etat avait pris la précaution de créer des allocations et de fixer un salaire minimum pour les (...)

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