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Du Nord au Sud. Et à l’envers

Frauduleux médicaments

Des médicaments mal préparés, sous-dosés, non enregistrés ou falsifiés, un marché mondial évalué à 75 milliards de dollars, près de 700 000 décès par an : voilà la triste réalité du trafic de faux produits pharmaceutiques qui frappe plus durement les pays du Sud.


GatisGribusts

Un médicament sur dix vendu dans le monde serait falsifié, selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). C’est davantage le cas en Afrique et en Amérique (30 % de faux), mais cela arrive également en Asie (20 %) et en Europe (1 %).

Evalué à 75 milliards de dollars (67,5 milliards d’euros), ce trafic de médicaments est l’un des plus lucratifs, et devance le trafic de stupéfiants : « On estime que 3,5% de la population mondiale consomme des drogues, analyse Bernard Leroy, directeur de l’Institut de recherche anti-contrefaçon de médicaments (IRACM), alors que toute la population doit, à un moment ou l’autre, prendre un médicament. Pour les trafiquants, c’est un énorme marché : on estime ainsi que
1 000 euros investis dans les faux médicaments peuvent rapporter entre 200 000 et 450 000 euros, contre 20 000 euros pour le commerce de l’héroïne. Ce trafic est d’autant plus tentant qu’il est rarement puni et que son démantèlement est très compliqué. »

La pandémie de faux médicaments provoquerait 700 000 décès par an, toujours selon l’OMS. « En prenant un médicament inadéquat, reprend Bernard Leroy, le patient recule le moment où il prend en charge sa maladie, avec les risques considérables que cela signifie pour sa santé. On voit aussi apparaître des résistances. Un traitement qui détruit partiellement les souches finit par les renforcer. On voit des résistances à la tuberculose et à la malaria, avec des patients de plus en plus difficiles à soigner. » La multiplication des résistances est d’autant plus surveillée que le premier mode de falsification des médicaments consiste à simplement diluer leurs principes actifs.

« Ce sont des fraudes difficiles à déceler, constate le professeur Philippe Hubert, du Laboratoire de chimie analytique pharmaceutique de l’ULiège (CIRM), puisque le principe actif est présent dans le produit. En laboratoire, des analyses calorimétriques simples, les plus pratiquées dans les pays du Sud, vont réagir positivement, sans qu’on parvienne à déceler le sous-dosage et l’inefficacité du médicament. »

La convention Medicrime
En 2011, l’explosion du trafic de médicaments a poussé le Conseil de l’Europe, qui réunit quarante-sept pays européens, à reconnaître comme infraction pénale la (...)

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