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Apprendre


Sciences par Pablo Servigne

De « l’effet de serre »
à la « planète étuve »

Au-delà d’un certain seuil, le réchauffement climatique s’emballe. Que veut dire s’emballer ? Où se situe ce fameux seuil ? Que se passe-t-il si on le franchit ?

Souvenez-vous, c’était il y a quelques années, on parlait des risques pour les générations futures, on luttait au nom de nos enfants, et on procrastinait pour mille et une raisons car on voyait le réchauffement climatique comme un processus lent.

Lorsqu’on parlait du climat, on avait en tête l’image d’un effet de serre qui réchauffait notre planète graduellement, comme une serre horticole. On s’imaginait qu’il était possible, peut-être, de ralentir, puis de stopper, et pourquoi pas d’inverser ce processus. Après tout, nous, les humains, sommes devenus des forces géologiques majeures ! Dans une serre, il suffit d’ouvrir les fenêtres, de mettre des voiles d’ombrage ou d’attendre la nuit pour refroidir l’atmosphère… Appelez de bons ingénieurs, ils trouveront forcément une solution !

Sauf que voilà, aujourd’hui, ce temps est révolu. Le futur, c’est maintenant. Impossible de tergiverser car nous avons atteint un point de non-retour climatique.

Imaginez une pirogue qui glisse sur un fleuve. Soudain, le courant s’accélère, les remous secouent les passagers, l’embarcation est prise dans des rapides. Nous nous trouvons précisément à ce moment de stupéfaction où l’équipage aperçoit à quelques centaines de mètres, droit devant, un gigantesque vide, probablement d’immenses cascades.

Que faire ? Ramer de toutes nos forces pour s’échapper à contre-courant ? Bifurquer et repartir sur le côté ? Impossible, le courant est trop fort ! Mais regardez, il reste un petit rocher sur lequel s’accrocher ! Là-bas, sur la gauche !

Une histoire de déclics
Cet été, une équipe internationale de chercheurs a publié dans les Comptes-rendus de l’Académie des sciences des Etats-Unis [1], une étude qui a fait grand bruit dans les médias, nous racontant l’histoire de ce petit rocher, peut-être tout juste accessible.
Il faut d’abord en revenir à cette fameuse étude, parue en 2012 et annonçant la fin du monde, ou plus précisément la possibilité que la biosphère dans son ensemble bascule dans les années à venir — et de manière irréversible — vers un état non-viable [2]. L’article avait attiré l’attention des médias et du public car il était publié dans (...)

=> Lire l’intégralité de cette chronique dans notre magazine.

[1W. Steffen et al. « Trajectories of the Earth System in the Anthropocene. » PNAS, p. 201810141, 2018, early online.

[2A. Barnovsky, et al. « Approaching a state shift in Earth’s biosphere », Nature, vol. 486, n° 7401, p. 52, 2012.

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