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Agir


Combat(s) de là-bas

Elections au Congo :
la tentation
du boycott

Le 23 décembre, les Congolais doivent se choisir un nouveau président. Les soupçons de fraude qui planent sur l’organisation des élections poussent de nombreux citoyens à boycotter un scrutin qui s’annonce trop peu libre et transparent.


Jelena Prtoric

« Je ne sais pas comment se réveillera le Congo au lendemain des élections du 23 décembre, lance Gérard Bisambu avec une pointe de colère. Je suppose que le pays connaîtra d’abord un calme précaire. Les premières échauffourées éclateront plus tard, le 9 janvier à la proclamation des résultats. » Gérard Bisambu dirige la coordination Agir pour les élections transparentes et apaisées regroupant 250 associations qui s’attellent à préparer les Congolais à exercer leur devoir électoral. « Maintenant, je ne sais même pas si le scrutin aura vraiment lieu, tellement son organisation est contestée de toutes parts. »

Depuis des mois, le militant prend le pouls sur le terrain qu’il arpente pour faciliter un processus électoral compris de tous. Dans les villages, il explique l’importance du vote et recrute les volontaires qui superviseront son bon déroulement. En ville, il enquête sur les violences policières lors des grandes manifestations et tente de faire libérer les militants arrêtés. « J’entends monter la grogne de partout. Les gens sont lassés de la répression et de l’opacité de l’organisation des élections. Si elles se tiennent, le taux d’abstention s’annonce élevé. »

Les élections présidentielles de décembre prochain sont pourtant attendues depuis deux ans, date à laquelle le président Joseph Kabila aurait dû remettre le pouvoir à son successeur. Il a fallu une forte mobilisation de la société civile, l’organisation de plusieurs journées de « ville morte » très suivies malgré la peur de la répression, les discrètes pressions de la communauté internationale, ainsi que la médiation des évêques du Congo pour convaincre Kabila de se plier à la règle constitutionnelle qui lui interdit de briguer un troisième mandat et d’accepter l’alternance démocratique par les urnes.

Aujourd’hui, alors que les élections sont imminentes, beaucoup de leaders de la société civile dénoncent des résultats qui s’annoncent déjà faussés par de nombreuses fraudes. « Sur 38 millions de votants, 6 millions, soit 16 % du corps électoral, n’ont pas correctement donné leurs empreintes digitales lors de leur inscription, ce qui nous donne à penser que ce sont de faux électeurs. Alors, pourquoi aller voter ? Pour légitimer une dictature plus dure encore que celle que l’on connaît, car le système Kabila aura tout fait pour être (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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