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Publié dans notre magazine n°131 - janvier & février 2019

Climat

La marche verte

65 000, 70 000, 75 000 … ? Peu importe le nombre précis : ce dimanche 2 décembre, sous un ciel bas et capricieux, Bruxelles n’était qu’une marée humaine de la gare du Nord au Cinquantenaire. Cette marche pour le climat fut un immense succès populaire, qui marque un tournant dans l’histoire sociale belge.

Organisée en dehors des circuits traditionnels, portée par la Coalition climat et Climate express, elle a rassemblé bien au-delà des convaincus et des cercles militants habituels, des familles, des enfants en bas âge, des retraités venus seuls ou entre amis, des troupes scouts, des cyclistes du quotidien, beaucoup d’étudiants, des agriculteurs, des artistes, des primo-manifestants, des militants politiques et associatifs…

Une marche joyeuse, bigarrée, fraternelle, qui s’est déroulée sans le moindre incident, à la veille de l’ouverture de la COP24 à Katowice (Pologne), et qui a permis de (re)mettre le climat à l’agenda politique, mais pas seulement lui : sur les centaines de calicots drôles, provocateurs ou poétiques, il était aussi question de pollution de l’air, de biodiversité, d’inégalités de richesses, de relations Nord-Sud, d’appel à une démocratie plus participative, de protection des océans… Ce mouvement citoyen a démontré qu’il était une force tranquille et déterminée, un mouvement mobilisateur et soucieux du bien commun, capable de construire un discours global et porteur, au-delà de revendications matérielles immédiates ou d’enjeux partisans et corporatistes.

Les grincheux et les plus radicaux diront que c’était « bien sympathique », « trop gentil et
peureux  », « inutile face au désastre annoncé »…
Peu importe : il y aura un avant et un après 2 décembre 2018. Avec, espérons-le, un effet de contagion dans l’opinion – cette fameuse transmission des idées qui, par fréquentation, influence ou imitation, amène à changer nos comportements individuels et collectifs –, susceptible d’exercer une pression maximale et grandissante sur nos décideurs.

Mais la partie est loin d’être gagnée : au lendemain de la marche, et à l’heure de boucler cette édition, la Belgique a voté contre une proposition de directive européenne sur l’efficacité énergétique, et le gouvernement fédéral venait de tomber autour du pacte migratoire de l’ONU.

« Le climat ne supporte pas les affaires courantes ou l’inaction politique » ont fustigé les organisateurs, qui réclament des « décisions concrètes ». « Pour restaurer la crédibilité belge, notre pays doit rejoindre les pays qui avancent au niveau européen, en plaidant activement pour une diminution d’au moins 55 % des émissions européennes d’ici 2030. C’est le strict minimum pour respecter l’Accord de Paris et espérer rester sous la barre des 1,5°C » a prévenu la Coalition Climat qui entend maintenir la pression, portée par le succès de cette grande marche verte. H.Do.

Reportage photo : François Dvorak (fdvphotoreporter. wixsite.com/monsite)

En savoir + :
- klimaatcoalitie.be/fr
- climate-express.be

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