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Apprendre


Publié dans notre magazine n°131 - janvier & février 2019

Politique, par Jean Faniel, directeur du Crisp

L’autonomie,
pour quoi faire ?

Se donner ses propres règles de fonctionnement, s’administrer soi-même est souvent perçu comme une forme d’émancipation, une nécessité, voire un Graal. Dans certains cas cependant, l’autonomie peut se transformer en mantra, en contrainte, en fardeau ou en moyen d’échapper à tout contrôle. Tout dépend de la réalité qui l’entoure.

Dans les Etats plurinationaux ou les situations de colonisation, la revendication d’autonomie constitue bien souvent un acte de résistance, une forme de défiance à l’égard du pouvoir central. La conquête d’une forme d’autonomie par une ou plusieurs collectivités territoriales, linguistiques, religieuses ou autres peut conduire à une évolution de la structure institutionnelle, tel le fédéralisme à la belge, ou constituer une étape vers l’indépendance. Souvent, la déconcentration ou la décentralisation, par exemple au niveau des collectivités locales (communes…), permettent à ces dernières de prendre des décisions censées être plus adaptées aux caractéristiques de leur territoire ou de leur population et, historiquement, l’autonomie des villes a été synonyme d’affranchissement par rapport à l’emprise des seigneurs et à leurs exigences, notamment financières.

L’autonomie pour l’autonomie
En Belgique, la revendication d’autonomie a été portée, en bonne partie de manière parallèle, par le mouvement flamand dans les matières culturelles et linguistiques et par le mouvement wallon pour des motifs économiques. Tous deux avaient pour cible commune la bourgeoisie francophone centralisatrice, principale détentrice des leviers de décision politique, administrative et économique. Les réformes institutionnelles qui se sont succédé à partir de 1970 ont permis de concrétiser les volontés d’auto-administration bien réelles en présence. Elles se sont aussi auto-alimentées et certains transferts de compétences ont été réalisés davantage pour des raisons symboliques que par souci d’efficacité de l’Etat et de ses composantes, soulevant parfois incompréhension ou, plus récemment, demande de refédéralisation.

Ainsi, la gestion de la mobilité par les Régions répond à la volonté de coller aux réalités locales, mais comment la combiner avec une vision d’ensemble permettant de relever les défis auxquels la Belgique est confrontée en la matière ? Après la défédéralisation des prestations familiales, comment articuler politiques ajustées aux besoins (avérés ou supposés) de la population, préservation d’une certaine équité entre les enfants (et entre les parents) et efficacité administrative sans surcoût inutile ?

Par ailleurs, il n’est pas rare que certaines entités héritent de compétences qu’elles n’ont pas réclamées et qu’elles ne sont pas préparées à exercer. Ainsi, récemment, la Communauté germanophone s’est demandé quoi faire avec l’énergie que la Région wallonne voulait lui transmettre en bonus de ses demandes en matière d’aménagement du territoire ou de logement.

Les autonomies peuvent aussi s’entrechoquer. En Wallonie, le logement est désormais du ressort d’entités différentes (la Communauté germanophone et la Région wallonne), qui entendent appliquer chacune leurs propres règles. Du coup, l’intercommunale de logement public située à cheval sur les régions de langue française et de langue allemande sera probablement contrainte de (...)

=> Lire l’intégralité de cette chronique dans notre magazine.

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