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Apprendre


Publié dans notre magazine n°131 - janvier & février 2019

Du Nord au Sud. Et à l’envers

Santé mentale,
la grande oubliée
du Sud

Faute de moyens humains et budgétaires, les maladies mentales sont très peu prises en charge dans les pays du Sud. Mais petit à petit, des initiatives voient le jour via la psychiatrie communautaire, la formation du personnel infirmier ou des programmes décentralisés de soutien aux patients.


DominicChavezWorld Bank 1ter

Les maladies mentales restent les grandes oubliées des systèmes de santé du Sud : l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime qu’entre 76 et 85 % des personnes atteintes de troubles mentaux graves ne reçoivent aucun traitement dans les pays en développement. Les pays riches sont à peine mieux lotis : 30 à 50 % des souffrants ne sont pas pris en charge.

« C’est le résultat d’une idée bien ancrée dans les esprits selon laquelle les troubles mentaux ne sont pas vraiment des maladies, déplore le docteur Christian de Clippele, maître de conférence à l’UCL. La médecine a longtemps séparé le biologique du psychologique. Une personne qui a de la fièvre est malade, alors qu’une personne qui doute de son avenir sort du champ de la médecine. Or, aujourd’hui, on sait que nous sommes indivisibles, notre état physique et mental ne font qu’un. »

En santé mentale, les praticiens distinguent deux types de pathologies qui posent des défis thérapeutiques très différents : les détresses psychiques et les maladies mentales. Ces dernières – schizophrénies, psychoses, grandes dépressions – sont traitées par des médecins spécialisés, les psychiatres, qui prescriront très souvent des médicaments.

Au Sud, le manque de spécialistes et le coût des traitements sont de sérieux obstacles à une prise en charge effective. Le Nigeria, un des pays les plus prospères et peuplés d’Afrique, compte seulement cent trente psychiatres pour 190 millions d’habitants. Au Libéria, dévasté par dix années de guerre civile qui ont provoqué de graves problèmes de santé mentale, on ne compte qu’un unique praticien.

Résultat, les malades sont trop souvent abandonnés à leur sort ou victimes de traitements dégradants. L’organisation Human Rights Watch rapporte ainsi qu’au Ghana certains déficients mentaux sont confiés à des « églises », en réalité des sectes, « qui les font prier du matin au soir, enchaînés à des arbres, souvent en plein soleil, où ils se lavent, font leurs besoins, s’alimentent et dorment, durant des années pour certains ».

Ailleurs dans le monde, au Cambodge par exemple, les malades sont (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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