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Apprendre


Publié dans notre magazine n°131 - janvier & février 2019

Du Nord au Sud. Et à l’envers

Crise de la dette
au Sud

Dix ans après la chute de Lehman Brothers, les pays en développement croulent à nouveau sous les dettes. Et les répercussions sont graves : flambée des prix, politiques d’austérité, sous-investissements publics…


UN Photo/Logan Abassi

Une nouvelle crise de la dette plane sur le Sud : après une embellie au tournant du millénaire, la dette des pays en développement a doublé entre 2009 et 2017, passant de 1,26 milliard d’euros à 2,4 milliards, la moitié de la progression s’étant produite ces trois dernières années.

Deux pays sont déjà en défaut de paiement partiel, le Mozambique et le Congo-Brazzaville. D’autres pourraient suivre, sur tous les continents : Kazakhstan et Mongolie en Asie, Nicaragua en Amérique latine, Ghana et Mauritanie en Afrique, selon l’Observatoire mondial de la dette souveraine (Global Sovereign Indebtedness Monitor) qui s’inquiète également de voir l’endettement croître plus rapidement que la production de richesses dans quatre-vingt-neuf pays du monde.

« Le Sud, en particulier la région de l’Afrique subsaharienne, est resté très dépendant de ses exportations de matières premières, analyse Rémi Vilain, chercheur militant au Comité pour l’abolition des dettes illégitimes (CADTM), ce qui le rend très sensible à la baisse continue des cours depuis 2014. Désormais, il consacre une moyenne de 15 à 20 % des recettes nationales à la dette, parfois même davantage comme au Nigéria, en Zambie et en Ouganda, où le ratio grimpe à 40 % et plus. »

La hantise des analystes est de revivre la crise de 1982, quand les pays en développement furent brutalement incapables de faire face à leur créance. « La crise avait été provoquée par une hausse des taux d’intérêt conjuguée à une baisse des cours des matières premières. Cette année, on s’est approché d’une situation similaire avec la triple hausse des taux de la Fed (Réserve fédérale américaine) qui a poussé le cours du dollar, devise dans laquelle sont libellés les trois quarts de la dette extérieure publique du Sud. »

L’« ami chinois »
Le millénaire avait pourtant bien commencé. La mondialisation, lancée en 1994, avait stimulé la machine économique, favorisant l’industrialisation des pays émergents et le décollage des pays fournisseurs de produits de base.

En Amérique latine, l’irruption de la gauche encouragea plusieurs gouvernements à s’émanciper de leurs bailleurs par des remboursements anticipés : ce fut le cas du Brésil et de l’Argentine en 2005 (pour des montants respectifs de 15,5 milliards et 10 milliards de dollars), puis de l’Uruguay l’année suivante (un milliard de dollars). Ailleurs dans le monde, les gros producteurs de pétrole (Algérie, Nigéria, Russie) profitèrent de l’embellie pour effacer leur ardoise tandis qu’à l’opposé de l’échelle de richesse, trente-six pays parmi les plus pauvres voyaient, en échange de nouvelles politiques d’austérité, leurs dettes allégées de 75 milliards de dollars par l’Initiative pays pauvres très endettés.

Au tournant du millénaire, la crise de la dette semblait donc réglée. Des pays autrefois interdits d’accès au marché financier pouvaient à nouveau émettre des obligations libellées en monnaie nationale ou dans une grande devise internationale. « Le marché est redevenu accessible, sans toutefois offrir de bonnes conditions, poursuit Rémi Vilain. L’année dernière, le Sénégal et la Côte d’Ivoire ont emprunté au meilleur taux de la région, qui s’élevait tout de même à (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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