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Apprendre


Publié dans notre magazine n°131 - janvier & février 2019

Et l’homme dans tout ça ?

Non, les Néandertaliens n’étaient pas des bêtes !

Avant que notre espèce, les Hommes anatomiquement modernes (HAM) ou Homo sapiens, ne s’installe en Europe, une autre lignée humaine y vivait : les Néandertaliens. Il y a un siècle, nous n’en savions pas grand-chose et des clichés les avaient affublés d’une bestialité peu humaine. Aujourd’hui, nous allons de découverte en découverte et les envisageons comme des frères plutôt que des ancêtres.

Les premières traces de fossiles d’une espèce humaine plus ancienne que la nôtre ont été observées en Europe, en Belgique (Engis) et en Allemagne. Cette espèce ancienne a été appelée Homo neanderthalensis, du nom de la vallée de Néander en Allemagne où les fossiles furent observés. Ces découvertes datent du 19e siècle, une époque qui a produit de nombreux clichés autour des Néandertaliens et les présentait comme des êtres frustes, brutaux, peu intelligents, poilus, à la colonne vertébrale courbée et aux jambes semi-pliées, plus proches des grands singes que de l’homme. Pour Marcellin Boule (1861- 1942), docteur en sciences naturelles, c’était « une espèce de bête à l’aspect farouche, aux traits simiesques et à la démarche trainante, à peine sortie de l’animalité. »

Jusqu’à la moitié du 20esiècle et même au-delà, notre imaginaire était fortement imprégné de ces représentations qu’amplifiaient encore le cinéma et la bande dessinée. Mais peu à peu, grâce aux recherches scientifiques, les connaissances sur les Néandertaliens se sont affinées.

Trapus et hypercarnivores
Les Néandertaliens étaient, il est vrai, des individus trapus dotés de jambes et de bras courts et puissants. Le rapport entre la surface de leur peau et le volume de leur corps était par ailleurs inférieur à celui d’humains élancés et minces, ce qui permettait de réduire la déperdition de chaleur. Autant de caractéristiques anatomiques qui leur ont permis de s’adapter et de résister aux grands froids.

Ils étaient par ailleurs hypercarnivores, un régime qui leur procurait d’importantes quantités de calories : plus de la moitié de leur nourriture provenant de la viande issue de grands herbivores tels que les chevaux, bisons, rennes et cerfs, l’autre moitié de leur alimentation étant composée de végétaux cuits et crus. L’analyse du tartre de leurs dents a en outre permis de démontrer qu’ils (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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