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Publié dans notre magazine n°131 - janvier & février 2019

Réflexion

Appeler Dieu
à la rescousse
du climat ?

cc Lane Pearman

La mouvance écologiste semble de plus en plus imprégnée de références spirituelles. Les uns s’en félicitent : sauver la planète passera par une conversion intérieure de chacun, disent-ils. Les autres hésitent : ramener le religieux dans la sphère politique pourrait être une régression historique.

C’est une voix venue de Rome. En juin 2015, un jésuite argentin devenu pape sous le nom de François publie Laudato Si (« loué sois-tu  »). L’encyclique appelle « chaque personne qui habite cette planète » à agir rapidement contre le réchauffement climatique. A lui seul, l’intitulé des différentes parties laisse entrevoir une dénonciation du capitalisme à la radicalité inédite, dans le chef du Vatican : I. Pollution et changement climatique ; II. La question de l’eau ; III. La perte de biodiversité  ; IV. Détérioration de la qualité de la vie humaine et dégradation sociale ; V. Inégalité planétaire ; VI. La faiblesse des réactions. François accuse : « L’accélération continuelle des changements de l’humanité et de la planète s’associe aujourd’hui à l’intensification des rythmes de vie et de travail. (…) Le changement est quelque chose de désirable, mais il devient préoccupant quand il en vient à détériorer le monde et la qualité de vie d’une grande partie de l’humanité. »

C’est une voix venue d’Istanbul. A l’issue d’un symposium dans la capitale turque, des dignitaires islamiques issus de vingt pays différents lancent le 18 août 2015 un appel. Ils enjoignent 1,6 milliard de musulmans à « ne pas se pavaner avec arrogance sur la terre ». « Notre espèce, bien que choisie pour être gardienne ou Khalife de la terre, a été la cause de telles corruptions et dévastations que nous sommes en danger de voir arriver la fin de la vie telle que nous la connaissons sur notre planète. » La déclaration demande aux musulmans le désinvestissement progressif des combustibles fossiles et la suppression de toute émission de gaz à effet de serre à l’horizon 2050.

C’est une autre voix venue d’Istanbul, ou plutôt de Constantinople. Depuis le siège du Phanar, le patriarche Bartholomée milite pour une « solidarité nouvelle entre le Créateur, les créatures et la création ». Celui qui est la principale autorité morale des 300 millions de chrétiens orthodoxes à travers le monde le clame sans détour : « Que les hommes dégradent l’intégrité de la terre en provoquant le changement climatique, en dépouillant la terre de ses forêts naturelles ou en détruisant ses zones humides ; que les hommes portent préjudice à leurs (...)

=> Lire l’intégralité de ce dossier (6 pages) dans notre magazine.

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