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Portrait | Ils incarnent le changement

Jon Palais :
La force de l’action
non-violente

Militant chez Greenpeace, Bizi !, Alternatiba et ANV-COP21, faucheur de chaises à ses heures, partisan passionné de la désobéissance civile, Jon Palais consacre sa vie à lutter contre la destruction de notre environnement. Déterminé, mais non-violent.

« J’ai toujours eu conscience que l’homme détruisait la nature. » Les yeux bleus couleur lac de montagne, sweat-shirt vert gazon, barbe et cheveux longs soigneusement tirés en arrière, Jon Palais, membre fondateur et animateur d’Alternatiba et de ANV-COP21, se raconte dans un accent du sud légèrement chantant. Très tôt, il a perçu l’aspect irrémédiable des saccages en cours. « J’ai grandi à la campagne, où je pouvais être en contact avec les animaux, les plantes et où les saisons se ressentent au plus près. Que ce soit chez moi où partout ailleurs sur la planète, au contact immédiat ou à travers les médias, j’ai toujours perçu la destruction de la nature et de la vie comme quelque chose d’extrêmement grave. »

Ses parents – un père prof de math, une mère qui travaille à la Poste – sont informés et conscientisé, mais ils ne sont pas des militants. Et dans un premier temps, ce sentiment de « perte définitive » se traduit plutôt par un besoin de contact avec la nature et sa contemplation. « C’est surtout en vivant en ville que j’ai été exposé à l’agressivité de l’activité humaine, au bruit, au béton. Paradoxalement, c’est là que j’ai ressenti le plus clairement la violence faite à la nature. » Du point de vue scolaire, Jon Palais est plutôt littéraire et poursuit des études en arts plastiques. « Très tôt, je me suis senti quelque peu marginal. J’avais du mal à trouver un sens à la façon dont notre société est organisée. Même à la fac, les étudiants en arts plastiques sont plutôt les marginaux, sourit-il. Alors que c’est passionnant, car on y étudie de l’histoire, de la philosophie, on y questionne le sens de notre place dans le monde. »

Jon va « mettre du temps » à s’engager. Il a 27 ans lorsqu’il croise en 2006 la route de Greenpeace. « C’est vraiment une très bonne école. Sur le fond, parce que les campagnes comme celles menées contre les OGM ou le nucléaire sont basées sur des expertises précises, et qu’elles permettent de se plonger dans un sujet parfois très technique. Cela m’a permis de canaliser mon ressenti par rapport à la destruction de la nature. Et puis sur la forme, parce que la philosophie du mouvement est celle de l’action non-violente, ce qui a été important pour moi, en m’empêchant sans doute de verser dans une logique ‘‘ anti-humains ’’. »

C’est dans cette période Greenpeace et par hasard que le jeune homme découvre Gandhi, par le biais du film de Richard Attenborough. Un double déclic qui conditionnera sa future vie militante.

Jon Palais travaille un moment dans l’audiovisuel, vit à Marseille après Bordeaux, mais ne supporte guère la ville et décide de s’installer à la campagne, dans le Pays basque. Là-bas, il n’y a pas d’antenne de Greenpeace, mais une organisation régionale, Bizi ! (« vivre » en basque), qui se préoccupe d’abord de la question du climat. « Cela a été un autre déclic : avec Bizi ! j’ai compris la centralité de la question climatique. »

Autre découverte capitale, celle des méthodes extrêmement rigoureuses de (...)

=> Lire l’intégralité de ce portrait dans notre magazine.

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