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Apprendre


Publié dans notre magazine n°132- mars & avril 2019

Social

Temps de travail :
le regain d’un fil rouge

Du milieu du 19e siècle jusqu’à la fin du 20e siècle, la lutte pour la réduction du temps de travail a soudé la gauche, avant d’être presque totalement abandonnée. Aujourd’hui, l’utopie d’une semaine de quatre jours renaît.

Il en va de la politique comme du climat. L’un et l’autre obéissent aux fluctuations saisonnières. Le chaud et le froid alternent. Cas d’école, la question du temps de travail a connu au cours du temps de considérables variations de températures. Théâtre de luttes brûlantes, elle a été au milieu du 19e siècle, lorsque le prolétariat prit conscience de luimême, la forge où le mouvement social faisait rougir ses fers. Par la suite, au 20e siècle, il est arrivé que la revendication s’attiédisse, mais le feu ne s’éteignait jamais tout à fait. Les derniers crépitements advinrent en 1997, avec la loi sur les 35 heures votée en France sous le gouvernement Jospin, dernière avancée d’ampleur en la matière. Suivirent deux décennies de glaciation. Seuls quelques irréductibles s’échinaient encore à porter cet argumentaire anachronique, au risque de la risée.

Cerner cette volte-face de l’histoire, à l’échelle belge, impose de revenir vingt ans en arrière. A l’approche des élections de 1999, le programme du parti Ecolo ne laissait aucun doute sur l’ordre de ses priorités : 158 pages serrées, et dès la page 14, quelques lignes assertives. « Ecolo propose la réduction généralisée du temps de travail en quatre ans, sur la base d’un objectif de 32 heures/semaine, avec embauche compensatoire, modalités particulières pour les PME et mécanisme de préservation des salaires nets (bas et moyens). » Le Parti socialiste n’était pas en reste. Qu’on se rappelle la déclaration de Laurette Onkelinx au premier mai 2000. La vice-Première ministre avait profité d’un meeting à Liège pour dérouler un couplet inattendu. « Les socialistes veulent aboutir aux 35 heures pour tous, et faire encore mieux là où c’est possible ! » Puis le calme plat. Ecolo ravala sa proposition, le PS cessa d’agiter ses vieux chiffons rouges. Les syndicats eux-mêmes passèrent à autre chose.

Jusqu’au regain. En ce début 2019, pas une semaine sans que le thème ne s’invite à l’agenda, en Belgique et dans les pays voisins. Dernier soubresaut en date : l’étude que des chercheurs de l’ULB ont remis au ministre bruxellois de (...)

=> Lire l’intégralité de ce dossier de 6 pages dans notre magazine.

Illustration : Charlotte Moreau

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