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Apprendre


Publié dans notre magazine n°132- mars & avril 2019

Du Nord au Sud. Et à l’envers

Un ersatz de lait
écoulé vers l’Afrique

L’industrie européenne inonde l’Afrique avec un succédané de lait de son invention, une combinaison de poudre de lait écrémé et d’huiles végétales. Ce breuvage low cost présente un goût et un taux de matière grasse proche du lait entier, tout en coûtant un tiers moins cher. Inconvénient, il est moins nutritif et ruine les éleveurs africains qui ne peuvent plus écouler leur propre production.


Tineke D’haese/Oxfam

Les Africains raffolent des produits laitiers qu’ils dégustent le plus souvent dans des préparations très sucrées (le thé et le café) ou sous forme de yaourt. C’est particulièrement le cas dans les villes qui connaissent une forte poussée démographique et où l’on voit apparaitre une classe moyenne friande de produits protéinés.

Chaque Sénégalais consomme l’équivalent de 40 litres de lait par an. A Bamako, la capitale du Mali, 130 000 litres sont écoulés chaque jour. Toutefois, derrière ce marché laitier en pleine croissance (4 % par an environ), la production locale stagne, y compris dans les pays de tradition pastorale.

« Le lait est un produit fragile qui commence à se dégrader dans les heures qui suivent la traite. Faute d’infrastructures pour réfrigérer et distribuer le lait rapidement, les industriels des villes côtières préfèrent donc importer du lait en poudre depuis l’Europe ou la Nouvelle-Zélande », explique François Graas, responsable de l’information de l’organisation belge SOS faim.

Le commerce de la poudre de lait ravit les industriels du Vieux continent qui parviennent ainsi à se débarrasser d’un encombrant sous-produit, le lait écrémé. Explication.

L’Union européenne est le second producteur mondial, après l’Inde, d’un produit à haute valeur ajoutée, le beurre, avec près de 2,4 millions de tonnes sorties des laiteries en 2017.

Le beurre valorise une partie du lait, sa crème, laissant de côté un liquide protéiné, le lait écrémé. Sachant que la fabrication d’un kilo de beurre entraîne la production de 22 litres de lait écrémé, les stocks de beurre produits en Europe ont généré de gigantesques quantités de lait écrémé dont les industriels ne savent que faire. Pour stabiliser les marchés, la Commission européenne a, de son côté, acheté et stocké, depuis 2015, près de 380 000 tonnes de poudre de lait.

La tentation est bien sûr de vendre cette encombrante poudre aux Africains. Mais ceux-ci réclament un produit bien gras à l’opposé des poudres maigres européennes. « C’est alors que les industriels ont commencé à (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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