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Apprendre


Publié dans notre magazine n°132- mars & avril 2019

Environnement

La croisière
n’amuse plus personne

Les bateaux de croisières sont devenus des monstres des mers, pouvant accueillir jusqu’à six mille passagers et deux mille membres d’équipage. Ils naviguent avec du fioul lourd, rejettent des gaz d’échappement et des eaux usées, perturbent la vie marine et celles des riverains dans les ports. Petit à petit, des mesures sont prises pour limiter l’impact des nuisances de ces villes flottantes, mais elles ne suffisent pas.


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A tribord, c’est le grand luxe apparent : un paquebot de croisière, la grande traversée des mers et des océans, soleil et farniente. A babord, c’est moins clinquant : on découvre des villes-bateaux immenses, extrêmement bruyantes et polluantes, qui perturbent la vie marine et mettent en danger la santé des passagers et du personnel de bord. Sans compter les escales et le flot ininterrompu de touristes débarquant au grand dam des riverains... « Imaginez un immeuble flottant de quinze étages s’amarrant en face de chez vous avec toutes les nuisances qu’implique la vie quotidienne de trois à cinq mille personnes : rejets d’eaux usées et de déchets, auxquels s’ajoutent d’importants dégagements de fumées terriblement toxiques. Il y a de quoi s’inquiéter  », alerte Antidia Citores de l’ONG française Surfrider, qui milite pour la protection des océans.

Longtemps passées inaperçues, les nuisances liées aux croisières sont apparues avec le boom du secteur qui a quintuplé de volume en vingt ans, pour atteindre 27,2 millions de passagers l’année dernière.

A Marseille, quatrième destination méditerranéenne avec 1,6 million de touristes débarqués en 2017, les riverains du port en paient le prix fort. « Il y a des week-ends où l’on compte cinq ou six bateaux à quai en même temps avec des milliers de personnes à bord et le bruit qui les accompagne, dénonce Wilfrid Robion, président de Cap au Nord, une association de riverains du port de la cité phocéenne. Les jours de mistral, le vent rabat sur la ville des panaches de fumées très irritantes. Nous ne sommes pas totalement opposés aux croisières, elles font vivre une partie des commerçants, mais on doit pouvoir les réglementer. On est bien arrivé à limiter la pollution des gaz d’échappement des voitures et des camions. »

La principale cause de la pollution des paquebots, comme de presque tous les navires, tient au carburant utilisé, le fioul lourd, qui n’est rien d’autre que le résidu de distillation du pétrole brut. Ce carburant, tellement visqueux qu’il doit être (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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