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Agir


Mobilisation

Nicolas Van Nuffel, coalition climat : Etat d’urgence climatique

2019 sera-t-elle l’année de l’état d’urgence climatique en Belgique ? Nicolas Van Nuffel, le président de la Coalition climat qui rassemble plus de septante organisations (ONG, syndicats, mouvements citoyens…) y croit. A condition de transformer ce large mouvement social en décisions politiques ambitieuses. Avec un objectif clair : peser sur la campagne électorale à venir.

En quelques semaines un mouvement social inédit est né en Belgique. Comment expliquer cette rapide montée en puissance ?
C’est une conjonction de plusieurs éléments. Premièrement, notre dernier été caniculaire. Après de longues semaines sans fraîcheur, un automne anormalement chaud, l’impact sur notre agriculture, la présence inédite d’insectes… les gens ont éprouvé ce que signifiait concrètement le réchauffement climatique. C’était sans comparaison avec ce que subissent les pays du Sud, mais cela devenait tout à coup concret, palpable.
Deuxièmement : il y a eu le nouveau rapport du GIEC publié début octobre qui dit notamment que si l’on veut rester bien en deçà des 1,5 degré, il faut des changements immédiats et radicaux comme l’humanité en a rarement connus. Ce que le climatologue Jean-Pascal van Ypersele appelle une « nécessaire révolution  ». En donnant une nouvelle fois l’alerte, les scientifiques ont confirmé le ressenti des gens et sans doute permis d’accélérer leur prise de conscience.
Troisièmement, il y a la montée en puissance de la mobilisation citoyenne avec les rassemblements mensuels organisés entre septembre et décembre devant le parlement européen, le succès viral de la vidéo « J’peux pas, j’ai climat », le travail en coulisses des trois syndicats, des ONG et du mouvement Tam Tam, l’immense succès populaire de la marche du 2 décembre – 97 000 personnes, si l’on se base sur les chiffres fournis par Proximus, c’était totalement inédit et inespéré – et petit à petit l’ancrage de cet enjeu majeur, enfin, dans l’espace public.
Les médias traditionnels s’impliquent. On sort des cercles des convaincus. Les étudiants se mobilisent et se structurent. Et ça décolle véritablement.

Avec encore un écueil : impliquer davantage les milieux populaires.
Effectivement, on peut aller plus loin. Ce mouvement brasse large culturellement et socialement, mais ce n’est pas encore perçu comme une priorité dans certaines catégories sociales. On est arrivé en pleine montée du mouvement des gilets jaunes que certains médias ont tenté de nous opposer. Ce qui est une grossière erreur. On se bat pour une transition juste, pour le bien commun, avec un enjeu majeur : la survie de l’humanité.
Grâce au succès populaire de la marche et des actions qui ont suivi, on acquiert une (...)

=> Lire l’intégralité de cet entretien dans notre magazine.

Photo : François Dvorak

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