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Publié dans notre magazine n°132- mars & avril 2019

Tous vivants | Episode 3

L’appel de la forêt

CC BY-SA Collectif Tous Dehors

Le livre de Peter Wohlleben, La vie secrète des arbres, a attiré plus d’un million de lecteurs. En Europe, la sylvothérapie, les « bains de forêt » (ou shinrin yoku en japonais) sont une pratique qui commence à se formaliser et à se diffuser. Et dans nos vies urbanisées, faites de trop d’écrans et de béton, l’appel des arbres semble de plus en plus fort.

« Je souffrais d’un syndrome de fatigue chronique, raconte Jean-Marie Defossez, biologiste, animateur d’ateliers de sylvothérapie et de respiration. J’étais propriétaire d’un grand terrain sur lequel je replantais beaucoup d’arbres. Et je me suis tout simplement rendu compte que m’occuper d’eux me faisait du bien. » Il creuse la question, se documente, découvre la sylvothérapie et le shinrin yoku.

Ce terme est né au Japon en 1982, pour promouvoir les balades dans les bois : il y avait bien des bains de mer et des bains de soleil, pourquoi pas des bains de forêt ? La pratique se répand alors peu à peu : des chemins spécifiques sont tracés dans des forêts nippones, des centres thérapeutiques y guident leurs patients.

En Occident, il faudra attendre quelques années et la publication en français des ouvrages de deux chercheurs, le professeur Yoshifumi Miyazaki et le docteur Qing Li, pour que la notion se popularise. Mais la sylvothérapie est en réalité une affaire ancienne, particulièrement dans le nord de l’Europe : des sanatoriums de la fin du 19e siècle ou du début 20e étaient couramment installés dans des milieux forestiers. Cela fait longtemps que, de façon empirique, la forêt est perçue comme un lieu positif.

Le jour...
« Les études du professeur Miyazaki sont selon moi les plus intéressantes, commente Jean-Marie Defossez, parce qu’elles sont solides. Elles démontrent que si vous emmenez quelqu’un en forêt, qu’elle ait envie de se détendre ou non, des choses se passent de façon réflexe au niveau du cerveau, avec un effet mesurable sur le niveau de stress. »

Le professeur de l’université de Chiba fait l’hypothèse que notre espèce, vivant dans la nature depuis des millions d’années, n’est pas adaptée à notre habitat actuel, ce qui nous stresse.

« En forêt, nous disons à notre cerveau qu’il n’y a pas de danger, qu’il peut se déconnecter de la surveillance permanente dans lequel il se trouve en milieu urbanisé », poursuit le biologiste. Avec des effets observés dans diverses études japonaises, mais qui doivent encore être confirmés sur des échantillons plus larges, comme la diminution du stress, du rythme cardiaque et de (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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