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Prendre le temps


Culture

David MÉndez YÉpez :
Où le vent le mène

Visage du groupe Chicos y Mendez, le Belgo-Péruvien David Méndez Yépez sort un premier album qui est une célébration de la vie et de la fraternité. Le musicien est aussi un militant social et écologiste, au charisme avéré et à l’enthousiasme communicatif.


Eléonore Coyette (Lokah. Productions)

Cet après-midi de janvier, David Méndez Yépez flotte dans un entre-deux qui met ses nerfs en pelote, en dépit d’une grande décontraction apparente. Son premier album, Esencias, est prêt, enregistré, produit, postproduit, mais il lui faut encore attendre plusieurs semaines avant de le livrer au public. Sortie dans les bacs le 13 mars, avec ce soir-là un concert à l’Ancienne Belgique, déjà sold-out. Ne reste plus qu’à attendre. Avec excitation, impatience, et un soupçon d’anxiété.

Son disque à venir, son parcours éclectique, David Méndez Yépez en parle dans un bar d’Ixelles. Les cheveux en bataille d’un noir profond, le visage qui trahit le Pérou natal de ses parents, un regard où l’on discerne le charisme, la simplicité, la mélancolie, l’allégresse, le souci des autres, la détermination. David Méndez Yépez sait-il au juste où le vent le mène ? Ce n’est pas sûr, mais il avance d’une pièce, d’un corps, avec la volonté désormais de tout offrir à la musique. Huit mois déjà qu’il a quitté son emploi et mis en sourdine ses activités militantes pour se focaliser sur le premier album de Chicos y Mendez, le plus belge des groupes latinos, ou inversement. « Après cinq ans d’existence du groupe, le moment était venu de me mettre à fond sur le disque. »

La musique, amie, confidente, était là à ses côtés, en lui, depuis toujours. La maison familiale, en Brabant wallon, se réveillait et s’endormait au son de Quilapayun, Inti Ilimani, Victor Jara, Violeta Parra, Atahualpa Yupanqui… Les classiques de la chanson contestataire latino-américaine, auxquels s’ajoutaient les grandes voix du Pérou : Chabuca Grande, Tania Libertad, Eva Ayllón... Toutes les notes douloureuses d’un continent meurtri par la pauvreté endémique, l’interventionnisme militaire étasunien et le règne sans fin des caudillos. « La musique permettait de se rattacher aux racines et à l’histoire familiale. » Ses parents ont traversé l’océan pour entreprendre des études, puis un doctorat à l’université de Louvain. Dans l’intervalle, la situation au pays s’était brutalement dégradée, les démocrates progressistes se retrouvant encerclés sous les feux croisés de la guérilla maoïste du Sentier lumineux et du régime corrompu d’Alberto Fujimori. Pour Isabel Yépez et Victor Méndez, le séjour d’études s’était mué en exil irrévocable.

« Mes parents étaient boursiers ; au niveau économique, ce n’était pas la folie. Je me souviens qu’Hervé, un de leurs amis, venait souvent à la maison et jouait de la guitare. Avec son instrument, il mettait de la joie, de l’ambiance, il réchauffait les cœurs, c’était beau. Cela m’a donné envie de jouer moi aussi. » La première chanson de David sera une chanson d’adieux, écrite et composée (...)

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