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Apprendre


Publié dans notre magazine n°133 - mai & juin 2019

Du Nord au Sud. Et à l’envers

La banane, le fruit de la mondialisation

Savoureuse, très nutritive et bon marché, la banane est le fruit le plus consommé au monde. Exclusivement produite dans les pays du Sud, où elle fournit nourriture et emplois, elle est également prisée au Nord, hypervalorisée par les supermarchés pour qui elle représente le produit alimentaire de base le plus vendu.

« La banane est le fruit de la mondialisation dans toute sa splendeur, analyse Denis Loeillet, chercheur au Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique) avec ses bons et mauvais côtés. Très nutritive, elle est disponible toute l’année et facile à transporter, mais elle présente également des faiblesses biologiques qui la rendent dévastatrice pour l’environnement et les droits des travailleurs. »

Les bananiers sont des plantes herbacées très productives (jusqu’à 100 tonnes à l’hectare, contre 7 pour le blé et 40 pour la pomme de terre) et la banane est le quatrième aliment le plus consommé par l’homme sur la planète, après le blé, le riz et les produits laitiers.

Cependant, sous des dehors robustes, cette plante présente des faiblesses génétiques qui la rendent très sensible aux maladies. Son fruit ne porte pas de graines, la multiplication est donc assurée par bouturage, une variante du clonage, qui permet de reproduire des individus rigoureusement identiques. Au champ, tous les plants se ressemblent et l’infection d’un seul d’entre eux risque d’entraîner l’infection de tous.

« Cette fragilité pousse certains planteurs à recourir à des pratiques peu respectueuses de l’environnement, dont un usage massif de pesticides et d’engrais », poursuit Denis Loeillet. La fragilité biologique de la banane est encore renforcée par les choix des planteurs. Alors qu’il existe environ 1 200 variétés de bananes domestiquées, une seule d’entre elles, la Cavendish, représente plus de la moitié de la production (69,5 millions de tonnes en 2016, pour une production totale de 136 millions de tonnes). « Il s’agit de cette grosse banane sucrée que l’on trouve dans nos supermarchés, reprend Denis Loeillet. C’est l’unique variété qui entre dans le commerce international. Dans les pays producteurs, des vallées entières lui sont consacrées, et ce depuis des décennies. Cette monoculture engendre non seulement un (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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