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Agir


Consom’acteur : marche ou crève ? | Episode 1

Co-habiter

Sur nos nuques, le souffle des effondrements se fait sentir : survivre nous force à adopter d’autres comportements, notamment d’autres modes de consommation. Pendant un an, Paul Vermeylen, urbaniste et arpenteur des villes européennes, président de l’association For Urban Passion et auteur du Temps de la métropole (L’Harmattan, 2015), nous propose d’explorer le panier des ménages européens. Ce panier est-il responsable et durable ? Dans quel sens évolue-t-il ? Les changements sont-ils suffisants pour relever les défis notamment climatiques ? Dans ce premier épisode, nous aborderons l’essor du New way of living, où comment se loger autrement.


cc Alain Rouiller

Aujourd’hui, le logement pèse en moyenne 25% dans les dépenses des ménages européens. Une moyenne, variable selon les pays et les contextes (ville, suburbain, rural), mais généralement le poste le plus important pour le portefeuille. Location ou achat, peu importe : habiter, c’est avant tout être chez soi. Le logement, c’est l’espace d’une famille, parents et enfants. Mais le modèle est en train de basculer. Dans les villes en particulier (85 % des européens y habitent), plus de la moitié des ménages (au sens statistique du terme) est constitué… d’une seule personne : autres temps, autres mœurs. Le temps où les coquelicots et les bleuets fleurissaient en bordure de nos champs, où les vaches et les moutons y paissaient tranquillement a disparu au profit des lotissements. Heureusement, l’attrait pour cette forme d’habitat ponctionnant les contrées rurales diminue.

On ne veut plus habiter loin de son lieu de travail, des équipements nécessaires (écoles, commerces, etc.) et se condamner aux fastidieux déplacements dans la congestion grandissante. Si le prix augmente, on se satisfait d’une surface plus petite, compensée par l’usage plus intense de l’équipement public, collectif ou commun, dernier qualificatif qui nous intéresse ici.

D’autre part, les goûts se dé-massifient, se singularisent. Alors, on fait fi du banal papier peint blanc, du vase noir pour azalée en pot, avec en arrière-plan l’Airwick fragrance eucalyptus, dans un appartement empilé sur des dizaines de copies. Lorsque le choix est possible, l’habitant privilégie un habitat qui exprime ses modes de vie et ses aspirations. La rénovation, l’autopromotion collective ont la cote, permettant de mettre la main à la pâte, dans le plâtre (et pas rien que dans l’humus).

Ceux qui quittent les schémas habituels s’orientent de plus en plus vers (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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