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Agir


Publié dans notre magazine n°133 - mai & juin 2019

Combat(s) de là-bas

Venezuela :
la malédiction
du pétrole

Disettes forcées, résurgence de maladies disparues, fuite massive de populations…, le Venezuela, l’un des Etats autrefois les plus prospères d’Amérique latine, connaît une véritable descente aux enfers. Comment la malédiction du pétrole a-t-elle pu frapper aussi violemment un pays disposant des plus importantes réserves de brut ?


AVN

Comment vivre avec un salaire mensuel équivalent à quatre tasses de café ? C’est la question qui taraude la plupart des familles du Venezuela, pays d’Amérique du Sud empêtré dans des difficultés économiques inouïes, où une hyperinflation d’un million de pour cent en 2018 (et attendue à dix millions de pour cent cette année) a réduit les salaires à néant, plongeant tout le pays dans une profonde misère.

« Les Vénézuéliens qui ont un parent à l’étranger vivent des remessas, l’argent envoyé par mandat, explique Thomas Posado, docteur en sciences politiques. Ceux qui habitent près de la Colombie trafiquent l’essence : ils font le plein au Venezuela où le carburant est quasi gratuit et vont le revendre de l’autre côté de la frontière. Dans les quartiers populaires, des millions de familles doivent se contenter du panier distribué par le gouvernement et contenant quelques produits alimentaires de base : des pâtes, de la farine de maïs, de l’huile et un peu de poulet. »

Depuis cinq ans, les 31 millions d’habitants de cet Etat de la côte nord latino-américaine vivent un véritable enfer. Le PIB a fondu de moitié. Plus de deux millions de personnes ont fui à l’étranger. Près d’un tiers des enfants souffrent désormais de malnutrition et de maladies que l’on croyait éradiquées comme la tuberculose et la diphtérie. Et depuis peu, de gigantesques coupures d’électricité ajoutent encore au chaos général.

Corruption et faiblesse des institutions
Installé sur la plus importante réserve pétrolière identifiée au monde, le Venezuela est l’illustration paroxystique de tous les malheurs liés au pétrole. « Cette malédiction qui prive les populations des richesses de leur sous-sol est le résultat de trois facteurs, explique Serge Ollivier, chercheur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne : une classe politique corrompue, des institutions faibles et la (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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