article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3

Se retrouver


Publié dans notre magazine n°133 - mai & juin 2019

Philocité

Rompre avec nos familiarités

Les philosophes pratiquent le questionnement, inventent des aventures insolites, des utopies et des mondes possibles. Cette fois, nous allons emprunter les pas de Diderot pour une aventure intellectuelle nous offrant un autre point de fuite.

On cherche souvent, en philosophie, à sortir des évidences, à voir autrement, plus loin, à changer de regard. C’est ce qu’on nomme « l’esprit critique  ». Philosopher, c’est faire entrer en crise l’habituel, l’usuel, le banal, le normal. C’est entretenir un sentiment d’étrangeté́ qui nous amène à regarder autrement notre vie et ses habitudes bien ancrées, son fonctionnement établi.

Comment ? Les stratégies sont diverses. Le questionnement est le réflexe le plus fondamental  : les philosophes questionnent par principe et sans fin, c’est-à-dire sans la finalité d’obtenir une réponse valable une fois pour toutes. Mais il y a d’autres stratégies, qui provoquent peut-être moins vite le sentiment d’une décourageante complexité associée à l’oeuvre de coupeurs de cheveux en quatre (dans le sens de l’épaisseur).

Les philosophes inventent aussi des aventures insolites, des utopies, des mondes possibles, ils proposent de tester une hypothèse par des expériences de pensée, des aventures de l’imagination.

Nous nous en inspirons dans nos ateliers philo avec les enfants, dès l’âge de six ans : « Et si les poissons volaient, qu’est-ce que cela changerait à notre monde et au leur ? » « Et si l’école n’existait pas, comment serait la vie ? Où, quoi et comment apprendrions-nous ? » « Et si j’avais grandi dans une pièce blanche sans jamais rien voir ni entendre, comment penserais-je ? » Autant de questions un peu décalées, à la source de passionnantes remises en cause de nos évidences.

On peut démultiplier facilement les possibilités de se décrocher de l’habituel en prenant n’importe quelle institution fondant l’organisation de notre société (on a interrogé ici l’école, mais on pourrait prendre aussi la famille, par exemple), on pourrait questionner aussi n’importe quel (...)

=> Lire l’intégralité de cette chronique dans notre magazine.

article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3
article-numero-niveau-3


Tabane :
panser les plaies
de l’exil

Vincent de Lannoy Derrière l’exil, il y a aussi de grands traumatismes liés à des situations de (...)

Lire la suite

Moria ou
les limbes de l’Europe

Au-delà des conditions d’hébergement précaires, des lourdeurs administratives, de la promiscuité et (...)

Lire la suite