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Apprendre


Publié dans notre magazine n°134 - juillet & août 2019

Politique, par Caroline Sagesser (CRISP)

Léopold II for ever ?

Les commémorations de la Grande Guerre s’achèvent. L’anniversaire de ce conflit est devenu assez consensuel : la sympathie pour toutes les victimes a remplacé le patriotisme d’autrefois. Celui-ci avait conduit à une véritable frénésie dans la construction de monuments à la gloire des soldats tombés. Hormis l’une ou l’autre expression trop agressive à l’égard des ennemis d’hier qu’il a fallu gommer, ces monuments demeurent paisiblement à leur place dans le paysage.

Depuis quelques années, des voix s’élèvent, des collectifs s’organisent et des manifestations se déroulent pour protester contre le maintien dans l’espace public de monuments glorifiant les acteurs de l’expansion coloniale. Les représentations du roi Léopold II à Bruxelles sont les plus fréquemment visées. Mais c’est bien l’ensemble des signes coloniaux dans l’espace public qui est remis en question. Parallèlement aux monuments, les noms donnés aux espaces publics, rues et arrêts des transports publics font également l’objet de débats. Est-il encore approprié que l’une des principales artères du centre de Bruxelles soit la rue des Colonies ? Le major Pétillon, officier qui participa à la création de l’Etat indépendant du Congo, doit-il vraiment être honoré non seulement par une rue à son nom mais également par une station de métro ?

Un numéro récent de Bruxelles en Mouvements [1] a cartographié toutes les mentions qui rappellent le Congo belge dans l’espace public bruxellois : Thibault Jacobs en a répertorié plus de septante. Parmi elles, le buste d’Emile Storms au square de Meeûs suscite désormais une vive opposition, le militaire ayant été récemment remis au déshonneur par un article de Michel Bouffioux [2] évoquant le sort de Lusinga, un chef tribal décapité à l’occasion de l’expédition punitive commandée par Storms en décembre 1884. Le crâne de Lusinga, qui repose aujourd’hui dans un carton au musée des sciences naturelles de Bruxelles, fait partie des restes humains dont le retour au Congo est réclamé par des ayants droit. La revendication de restitution s’étend également à (...)

=> Lire l’intégralité de cette chronique dans notre magazine.

[1Novembre-décembre 2018.

[2Paris-Match Belgique, « Le crâne de Lusinga interroge le passé colonial belge », 22 mars 2018.

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