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Agir


Publié dans notre magazine n°134 - juillet & août 2019

Chili

Les Mapuches,
un peuple de la terre
en lutte

Spoliés de leurs terres ancestrales par des entreprises forestières, victimes de discriminations et de violences policières, les Mapuches luttent depuis plus de cent cinquante ans pour une reconnaissance de leurs droits au Chili. Reportage à Lumaco, à 700 kilomètres de Santiago, aux côtés de ce peuple digne et fier vivant au plus près de la Nake Mapû, la Terre Mère.


Victorine Barrales-Leal (st.)

Il est 20 h, le soleil se couche sur Santiago, la capitale du Chili. Pour certains, c’est la fin de la journée, pour d’autres le début d’une nouvelle lutte. Munis de pancartes, drapeaux et photos de « frères » assassinés, environ quatre cents Mapuches se réunissent sur la place de Los Heroes dans le centre-ville. Leur objectif : réclamer la reconnaissance de leur peuple ainsi que la fin de l’occupation de leurs terres. Très vite et de manière spontanée, la foule forme un grand cercle. Certaines personnes dansent, d’autres jouent du trutruka, un instrument de musique à vent traditionnel utilisé autrefois par la communauté pour se rassembler avant un combat et se donner du courage.

« L’Etat chilien est un colonisateur », « Assassins ! », « Libérez notre peuple ! ». Au rythme des tambours, les leaders s’expriment tour à tour dans leur langue, le mapudungún, et la foule les soutient d’un seul cri, « Aiw aiw aiw ». « Ils ont voulu nous faire taire, ils ont assassinés les nôtres, mais on ne peut pas l’accepter, l’occupation de l’Etat sur nos terres est toujours d’actualité, c’est injuste », dénonce avec rage Tamar Perechunki, une manifestante de 19 ans.

Si ce rassemblement n’est pas interdit, la marche qui va suivre l’est bel et bien. Les manifestants savent qu’il va falloir crier vite et fort avant qu’intervienne la police.

A 20h40, les premiers manifestants commencent à marcher. Deux minutes plus tard, les combis de police arrivent en masse, prêts à arroser tout qui croisera leur chemin et opposera un signe de résistance. L’air se fait asphyxiant, les premiers gaz lacrymogènes sont lâchés. Les protestants répliquent et lancent des pétards. Des poubelles, des voitures, et même un (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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