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Publié dans notre magazine n°135 - septembre & octobre 2019

Le labo

Pollinisateurs
sans frontières

Les pollinisateurs sauvages ont tendance à disparaître. Au travers du projet Sapoll, trois régions, la Wallonie, la Flandre et, de l’autre côté de la frontière, la région des Hauts de France, unissent leurs efforts pour enrayer leur déclin. A Mons, l’université, leader du projet pour la Wallonie, a verdi son campus au plus grand profit des bourdons, osmies et papillons, dont dépendent 80 % des plantes pour assurer leur fécondation.

Maxime Drossart s’enfonce dans l’herbe qui lui arrive aux genoux. « La parcelle n’est fauchée qu’une fois par an pour laisser les plantes s’épanouir, c’est tout le contraire d’un gazon », prévient le biologiste et chargé de communication du projet Sapoll, pour l’université de Mons.

Autour de lui s’épanouissent coquelicots, marguerites, centaurées et lotiers, un festival de couleurs sur le tapis vert des graminées. « Il y en a pour tous les goûts et toutes les saisons, sourit-il, on a sélectionné les variétés de fleurs de façon à étaler la floraison de mars à septembre. »

Quand on parle de goûts, on veut parler de ceux des pollinisateurs sauvages qui vivent ici, sur le campus de l’UMons en plein centre ville, et trouvent avec ces fleurs de prairie de quoi nourrir et alimenter leurs larves. Un peu partout des hôtels à insectes perchés sur des piquets accueillent les pontes. « On voit que de nombreux tunnels sont bouchés, ce qui signifie qu’ils sont occupés, explique Jean- Sébastien Rousseau-Piot, chargé de projet chez Natagora, l’association de défense de l’environnement en Wallonie et à Bruxelles. Ici ce sont des osmies, des abeilles sauvages et solitaires qui ont pondu dans chaque tunnel plusieurs oeufs, chacun accompagné d’une boulette de pollen et de nectar destinée à nourrir la future larve. »

Les pollinisateurs sont indispensables à la multiplication de 80 % des plantes de consommation humaine. Sans eux, nous n’aurions ni cerises, ni poires, ni pommes, ni framboises. Pas non plus de courgettes, tomates, haricots, carottes ou oignons.

« Le mode de pollinisation détermine le rendement des cultures et leur qualité, souligne Morgane Folschweiller, biologiste et coordinatrice du projet Sapoll pour l’UMons. Une framboise, par exemple, est composée d’un ensemble de fruits qui doivent avoir été fécondés un à un. C’est la même chose avec les fraises et chacun de leurs pépins. Plus il y a de variétés différentes de pollinisateurs, meilleures sont (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

Photo : Marie Alexandre

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