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Publié dans notre magazine n°135 - septembre & octobre 2019

Portrait

Jacques Crahay,
le patron mutant

Désigné président de l’Union wallonne des entreprises en mai 2018, le CEO de la société Cosucra à Warcoing a déboulé dans ce milieu patronal feutré et formaté, avec des idées dénonçant la course à la croissance économique et la destruction de la planète par l’homme, provoquant au passage une petite révolution de velours dans la vénérable organisation. Rencontre avec un entrepreneur traditionnel entré en mutation.


D.R.

« Evitons les déplacements inutiles », nous suggère courtois et pragmatique Jacques Crahay en couplant notre rendez-vous avec une réunion fixée chez un « concurrent  » à Tirlemont. Nous évitant du même coup de filer vers Warcoing (Tournai), où sont implantées les usines de son entreprise, la SA Cosucra Groupe, spécialisée dans la transformation de pois et de chicorée en protéines végétales.

Cette attention portée à la gestion de notre temps et à la qualité de l’air se confirme autour d’un plat thaï et d’une eau gazeuse : le nouveau président de l’Union wallonne des entreprises (UWE) désigné le 17 mai 2018 conjugue la rationalité de l’ingénieur civil, le bon sens picard, la chaleur des gens de la terre et cette « prise de conscience progressive » dont il nous parlera plus en détails après avoir pris le temps de briser la glace.

C’est que le « patron des patrons wallons » est, depuis son fameux discours inaugural du 5 novembre 2018 prononcé devant tout le gratin politique et économique, un capitaine sous surveillance  : « Je savais que j’avançais hors des sentiers battus mais je ne me rendais pas compte que cela allait générer une réaction aussi forte, nous avoue Jacques Crahay en souriant. Mais avec le recul, c’est très bien ainsi. »

Dans son allocution, le président de l’UWE a brossé le portrait d’une société « en mutation profonde » et en situation « d’urgence  », plaidé pour une économie « soutenable », dénoncé la perte de biodiversité, la pollution de l’eau et des sols, l’impact de l’homme sur le climat, avant de mettre en garde contre « le caractère limité des ressources fossiles ».

Il a cité plusieurs intellectuels très peu libéraux (Edgar Morin, Michel Serres, Gauthier Chapelle…), soufflé entre les lignes un petit air de sobriété heureuse, prôné la création d’emplois « inclusifs, porteurs de sens et de valeurs » et défendu des technologies numériques « au service de l’homme ». Rien de fondamentalement révolutionnaire en soi, mais dans un milieu patronal relativement feutré et formaté, sa sortie fit (...)

=> Lire l’intégralité de cette rencontre ici.

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