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Apprendre


Publié dans notre magazine n°135 - septembre & octobre 2019

Dossier

Trop sur terre ?

7,7 milliards d’êtres humains en 2019, 9,7 milliards en 2050, 10,9 milliards en 2100. En juin dernier, l’ONU publiait ses dernières projections, reposant du même coup cette question lancinante : ne sommes-nous pas trop nombreux ? Avons-nous un problème de nombre d’habitants ou alors de mode de consommation des plus riches ? Imagine ouvre ce débat éthique et politique à la fois complexe et passionnant.

« Mon droit à fonder une famille a été confisqué par des gens pour qui le profit est plus important que l’avenir de nos enfants. C’est évidemment un raccourci, et je sais combien cela reste un choix personnel, mais si l’on y regarde de plus près, c’est en réalité ce qu’il se passe. Cette situation me met profondément en colère ! »

Joanie Lemercier, 37 ans, s’est engagé depuis peu dans la lutte contre le réchauffement climatique aux côtés de groupes comme Ende Gelande, Fridays for future ou Extinction Rebellion, après avoir été « réveillé » par l’engagement des jeunes grévistes pour le climat. « Quand j’ai pris conscience qu’à une heure quarante de Bruxelles se trouve la mine de charbon d’Hambach, la plus grande source de CO2 d’Europe, et qu’on ne fait rien, ça a été le déclic. »

Aujourd’hui, Joanie a renoncé à sa paternité. Un choix opéré par défaut dans un premier temps, mais renforcé par sa prise de conscience écologique : « Je veux d’abord faire mon "devoir" et me consacrer à des actions susceptibles de faire bouger les lignes. » Est-il encore opportun de donner la vie à de nouveaux êtres humains sur une planète en déclin ? Cette question se pose de plus en plus ouvertement au sein de mouvements militants comme les Green Inclination No Kids ou Ginks, réunissant des personnes qui ont renoncé à procréer par conviction écologique, et se répand chez d’autres qui s’interrogent plus intimement. Silvana, 53 ans, a ainsi trouvé avec un groupe Child free créé sur Facebook un endroit où « cela fait du bien de pouvoir blaguer sur cette question  ». « Mais j’’ai l’impression que les gens ne se rendent pas compte de ce qui est en train de se passer sur la planète. Je vois avec frayeur tous ces enfants qu’on continue à faire naître. Que vont-ils vivre ? Quelle honte de les charger de réparer le monde qu’on leur laisse ! »

Désormais, le lien entre la parentalité et l’état catastrophique de la Terre est posé. C’est le cas pour Julie, 31 ans, qui doute d’être un jour maman à cause de la crise climatique : « J’ai envie en quelque sorte de protéger cet enfant. Et comme il n’existe pas, je ne le prive de rien. »

Même cheminement chez son compagnon, Olivier, qui s’était toujours projeté dans le modèle familial « deux enfants, un garçon, une fille ». Le choc environnemental a tout bousculé sur son passage : « Quand j’entends des projections selon lesquelles un enfant né aujourd’hui n’atteindra peut-être pas sa majorité, je suis forcé d’en tenir compte. Nous n’avons plus envisagé cette réalité en Occident depuis des générations. »

Un petit consommateur
La journaliste française Laure Noualhat (alias Bridget Kyoto), auteur de Lettre ouverte à ceux qui n’ont pas (encore) d’enfants (Plon, 2018) et « tombée en écologie » un peu avant d’avoir trente ans, a très vite fait le lien entre consommation et démographie. « Lorsque je suis tombée enceinte, je me suis posé plein de questions, et parmi les autres, le critère environnemental
— est-ce vraiment la chose à faire ? — a pesé de tout son poids au moment de prendre (...)

=> Lire l’intégralité de ce dossier de 13 pages dans notre magazine.

Photo : cc Thomas Hawk

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