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Agir


Publié dans notre magazine n°135 - septembre & octobre 2019

Combat de là-bas

Ces syndicalistes colombiens
qu’on assassine

Délocalisations, droits sociaux bafoués, travailleurs exploités… La Colombie post-accords de paix subit de plein fouet les méfaits de la mondialisation. Dans les entreprises et les campagnes, les syndicalistes se mobilisent, au risque de leur vie parfois, pour venir en aide aux travailleurs colombiens. C’est le cas de Berta, Juan et Jaimes.


cc Agencia Prensa Rural

« En atterrissant à Cali, la troisième ville de Colombie comptant près de trois millions d’habitants, on voit les grandes plantations de palmiers et de canne à sucre s’étirer à perte de vue, c’est très impressionnant, décrit Juan Carlos Galvis, sur un ton ironique. On comprend tout de suite que la Colombie a pris sa place dans le monde grâce à ses produits de base. Mais qu’avons-nous gagné dans l’aventure ? Nous avons délaissé les haricots pour manger du maïs américain, nous buvons du Coca plutôt que nos traditionnels jus de fruits. Les petites entreprises locales ferment une à une pour céder la place à des entreprises multinationales. »

Juan est militant syndical. A la demande de l’ONG belge Solidarité Socialiste, Juan et ses deux compagnons de combat, Berta Yolanda Villamizar et Jaimes Ulises Rafael Barraza, ont récemment témoigné des conditions de vie des travailleurs devant la conférence de l’Organisation internationale du Travail (OIT), la réunion annuelle de l’organisation onusienne qui fête cette année son centenaire.

« L’explosion des grandes cultures a généré un besoin important de main-d’œuvre, reprend le syndicaliste. Le gouvernement a donc créé des lois sur mesure pour le patronat qui permettent d’embaucher une personne pour une très courte durée, une journée voire quelques heures, sur base d’un salaire inférieur au minimum légal de 900 000 pesos (240 euros). »

Dans les statistiques, la Colombie est un pays dynamique, à l’économie émergente, qui a pratiquement éradiqué le chômage. « Ce miracle économique est une illusion, s’insurge Ulises Rafael Barraza, travailleur chez Bavaria, la filiale du géant belgo-brésilien Inbev. Une heure de travail suffit à (...)

=> Lire l’intégralité de cet article dans notre magazine.

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